PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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sur le couvercle gradué le degré d’ouverture et de fermeture. Le tuyauà deux branches U 7 , sur lequel ce robinet est assis, se prolonge jusqu’audehors du bateau, afin d’aspirer directement l’eau du bassin où il se trouveet la verser dans le condenseur, au fur et à mesure que le vide s’y forme.
Comme ce bateau dragueur est particulièrement destiné à travailler surles bords de la mer ou dans des bassins en communication avec celle-ci, ilétait utile, comme pour les navires à vapeur qui naviguent en pleine mer,de faire tout le système de la pompe à air, de son piston et de ses clapets,en cuivre , à cause de l’action corrosive des sels que cette eau contient.C’est aussi ce qui a été adopté pour l’appareil de M. Nillus. La pompe secompose d’un cylindre de bronze V, alésé et boulonné par sa partie supé-rieure sur le haut du condenseur qu’elle ferme entièrement en cette partie ;son fond rapporté est muni d’un clapet d’aspiration m,', lequel est fonduen bronze avec une queue formant contre-poids pour l’équilibre, afin qu’ilse ferme sans bruit et se soulève sans résistance. Sa base supérieure estfermée par un couvercle plein X en fonte à nervures, muni d’un stuffing-box autour de la tige du piston, pour éviter les rentrées d’air par le mou-vement de celle-ci.
Le piston Y (fig. 4), qui marche dans cette pompe, est également fonduen bronze, avec son clapet circulaire n'; sa gorge cylindrique est garnied’une tresse de chanvre serrée, et sa tige en fer Y' est entièrement cou-verte d’une chemise en cuivre rouge, qui lui sert de fourreau pour lagarantir complètement. La tête de cette tige n’est autre qu’une douille enbronze de deux pièces o', qui embrasse le milieu de la traverse en fer Z(fig. l r<i ), laquelle est terminée à chaque bout par des glissières aciérées;celles-ci frottent contre les deux petites colonnettes A' qui relient lesoreilles de la bride supérieure de la pompe à la corniche du haut G. Lemouvement rectiligne est donné au piston et à sa tige par le milieu coudé,en manivelle, de l’arbre de couche E et par la bielle en fer forgé B', quifait fourche à son extrémité inférieure pour s’assembler à la même tra-verse, de chaque côté de la douille o'.
Sur le côté latéral du corps de la pompe est rapportée une large tubu-lure en fonte C^qui est munie d’un clapet de refoulement 7 /, et débouchedans le réservoir D 2 lorsque celui-ci est ouvert. Ce réservoir déverse toutel’eau de condensation, qui n’est pas prise par les pompes alimentaires, dansla mer par un tuyau E / qui conduit au dehors du bâtiment.
Pompes d’alimentation et pompes de cale. — M. Nillus a profitédu mouvement oscillatoire des cylindres à vapeur pour appliquer sur letourillon de l’un d’eux un collier en fer F 7 (fig. 3), faisant balancier, c’est-à-dire oscillant comme le cylindre, et mettant, par suite, en mouvementles pistons des trois petites pompes dont deux IF servent pour l’alimenta-tion de la chaudière , et prennent l’eau directement dans la partie supé-rieure de la pompe à air. La troisième II 2 est une pompe de service, ser-vant au besoin à envoyer de l’eau, soit sur le pont pour le nettoyer, soit