1G2
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quée par l’une de ses tubulures au tourillon d’entrée du cylindre, et, parl’autre, au tuyau qui va à la chaudière. La valve w qu’elle renferme enavant (fig. 14), sert à la fois de robinet et de régulateur, et se manœuvreà la main, parce que son axe prolongé d’un côté en dehors porte un petitlevier a' (fig. 2) qui se relie à la tringle verticale b', laquelle est suspendueà un autre levier plus grand a, monté sur le bout de l’axe horizontal d'(fig. l ie ) qui, à l’autre extrémité, est armé de la poignée e' ; il suffit alorsau machiniste de mettre la main sur cette poignée, et d’appuyer ou detirer pour ouvrir ou fermer la valve.
La soupape conique s', qui repose sur le siège circulaire de la chapelle,est construite sur le système de celles dites du Cornouailles (1), elle estmise en mouvement par l’arbre moteur pour intercepter l’introduction dela vapeur à la boite de distribution , au moyen d’une came à deux étagesT (fig. 1 et 15), sur la courbure de laquelle s’appuie constamment un petitgalet adapté à la fourchette p, dont l’axe porte un levier horizontal atta-ché par articulation à la tringle,/ (fig. l re ); cette tringle descend jusquevers la chapelle S, pour se relier de même par sa partie inférieure aulevier à contre-poids h', auquel est suspendue la tige de la soupape. Ainsi,à chaque révolution de l’arbre de couche, la came fait lever la soupapedeux fois, et la fait de même fermer deux fois. L’ouverture a lieu vers lecommencement de chaque course du piston, et la fermeture vers la fin.
Au moyen d’une petite vis de rappel i', dont la tête porte un petit volantservant de manivelle, on fait aisément avancer la fourchette porte-galet àdroite et à gauche, et, par suite, on met ce galet en contact soit avec lacourbe la plus saillante de la came, soit avec la courbe la plus petite. Aveccelle-ci la détente commence aux 3/10 es de la course, et avec la premièreaux 5/10' s ou à la moitié, c’est-à-dire que l’entrée de la vapeur est inter-rompue aux 3/10 es et au milieu de la course du piston.
Condenseur et pompe a air. — L’appareil fonctionnant à des pres-sions de 1 1/2 à 2 atmosphères au plus, il est indispensable de condenserla vapeur à chaque course pour faire le vide dans le cylindre, afin quetoute ou presque toute la pression soit utilisée au profit du piston. Lesdeux machines marchent ensemble, un seul condenseur et une seulepompe à air suffisent évidemment pour remplir l’objet. Déjà nous avonsvu que le condenseur est formé dans la plaque de fondation même, qui,dans son milieu , est largement augmenté de volume pour présenter unecapacité suffisante à la condensation, comme on peut en juger par lacoupe transversale (fig. 3). De chaque côté, il reçoit successivement lavapeur des deux cylindres par les tubulures K' qui viennent y déboucher ;et sur le devant, il est garai d’un robinet d’injection U, surmonté d’unindex à poignée que l’on manœuvre à volonté, et dont la pointe indique