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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
long des coulisses, il parvient bientôt à trancher la base du prisme, qui alors, com-plètement détaché du terrain, peut s’enlever aisément avec la caisse.
Un autre appareil très-ingénieux a été établi par MM. Gaubert et Tattegrain,d’Amiens , non-seulement pour l’extraction de la tourbe, mais encore pour celled’autres substances compactes, liquides ou boueuses.
Pour la tourbe, la difficulté consistait à en opérer l’enlèvement par un mouve-ment vertical de va-et-vient, sans que celle-ci pût glisser dans le mouvement as-censionnel : l’appareil remplit ce but. En effet, le louchet à soupape est un paral-lélipipède en fer, ouvert par sa base inférieure, dont les arêtes sont tranchantes etdont la base supérieure porte une soupape se fermant par son propre poids. Lacommande a lieu par des manivelles mises en mouvement à bras d’hommes ettransmettant en dernier lieu le mouvement vertical au moyen d’une crémaillère etd’un pignon. Lorsque le louchet descend, l’eau s’introduisant dans sa capacité enchasse l’air par la soupape et en est chassée à son tour par la tourbe. Le vide étantfait dans la machine, la tourbe adhère fortement aux parois du louchet; c’est alorsque les hommes, agissant en sens contraire, font remonter celui-ci; quand il estparvenu à une certaine hauteur au-dessus de l’eau, on ouvre la soupape, la com-munication avec l’air extérieur se rétablit et le cube de tourbe s’échappe du louchet.
Avec ce système d’appareil, les auteurs estiment que l’extraction d’un mètrecube ne revient pas à plus de 50 centimes.
Pour la tourbe destinée au chauffage, on adapte au louchet une base mobile di-visée en compartiments, qui se fixe au moyen de crochets et que l’on peut enleverà volonté ; ou bien on rend ces compartiments fixes, en ayant soin de laisser unechambre dans la partie supérieure du louchet pour établir une communication entrechaque case et l’air extérieur.
Le principe de cette machine peut s’appliquer, comme nous l’avons dit, aux ma-tières boueuses ou liquides, car le vide étant fait dans le louchet, la matière, quelleque soit sa nature, doit s’y maintenir jusqu’à ce que sa base inférieure ait dépasséle niveau de l’eau. Il suffirait alors d’un plateau qui viendrait soit recevoir la ma-tière, soit servir de fond, un peujau-dessous de la surface de l’eau, après quoi onsoulèverait le tout.
L’appareil est monté sur un radeau dont le poids doit être calculé de manière àneutraliser la force de répulsion produite par l’effort exercé.