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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIEUX.

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deux ou trois mèches soufrées (de douze au 1/2 kilog. ) par hectolitre, brûlées àsec dans un tonneau, et après la combustion, remplir d’eau et boucher hermé-tiquement. Après deux ou trois heures, cette eau sera saturée de gaz convena-blement.

« Je substituerai cette eau à l’eau de chaux ordinaire dont les raffineurs seservent pour y faire fondre le sucre, et au premier bouillon le sirop perdra sacouleur.

« La dose de gaz doit être proportionnée h l'état de colorat on du sucre soumisau raffinage ; il faut préférer l’excès de gaz, qui ne manquera jamais l’effet de ladécoloration.

« Ensuite je saturerai cet excès d’acide sulfureux, aussi bien que les acidesformés par la fermentation des sucres bruts, au moyen du carbonate de chaux oude la chaux.

« Après, il faut clarifier et évaporer par les procédés ordinaires ; il est utile defaire observer que, pour faire soutenir le feu au sirop jusqu’à la cuite sans qu’ilcaramélise, il faut, comme il est dit plus haut, y laisser un très-léger excèsd’acide sulfureux, ou y en ajouter si le sirop tendait à la caramélisation, ce quiserait la preuve que la chaux aurait été mise avec trop d’abondance; de cettemanière, les bâtardes et vergeoises deviendront plus belles, et les derniers ré-sidus seront exempts du goût de chaux qui les rend impropres à la consom-mation.

« Je ne fais qu’indiquer ici une autre méthode d’extraction de sucre de bet-terave que je viens de découvrir et qui me paraît facile à adapter aux exploitationsrurales :

« Elle consisterait à délayer dans ceDt parties de jus a peu près un poids égal decarbonate de chaux, de manière à en former une pâte qui serait desséchée de lamême manière que l’on dessèche l’amidon, en donnant à cette pâte le plus de sur-face possible.

« Ainsi desséché, le carbonate de chaux serait délayé dans une égale partie dejus, desséché encore et ainsi successivement jusqu’à ce qu’il ait servi cinq à sixfois et qu’il contienne, par conséquent, environ la moitié de son poids de sucrequi pourra être extrait par la macération, avec à peu près partie égale d’eaubouillante.

<• A l’effet de l’extraction, on ferait bien de mettre des morceaux de charbonparmi le carbonate de chaux ainsi imprégné de sucre, parce qu’ils favoriseraientla filtration et empêcheraient la fermentation ; ces morceaux de charbon, ainsi quele carbonate de chaux, pourraient resservir au même but et ne nécessiter qu’unlavage et une légère calcination pour le carbonate de chaux, afin de détruire lessubstances gélatineuses et colorantes qu’y aurait laissées le jus de betterave.

« Indépendamment du carbonate de chaux, on pourrait employer, pour le mêmebut, la terre d’alumine, la terre de pipe, la marne, etc.

« Peut-être serait-il prudent de laisser déposer pendant une heure ou deux laliqueur sucrée obtenue par le lessivage du carbonate de chaux cinq ou six foisséché, de laisser déposer, dis-je, cette liqueur dans un tonneau hermétiquementfermé, dans lequel on aurait fait brûler une à deux mèches soufrées par hectolitrede capacité, ce qui produirait le mutisme et ferait mieux soutenir le feu pendantl’évaporation.