PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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FABRICATION ET CLARIFICATION DES SUCRES,
PAR M. STOLLÉ.
( Brevet de 10 ans pris en 1837.)
« L’action de l’acide sulfureux tant à l’état de gaz que dans sa dissolution dansl’eau est décolorante et empêche la fermentation.
« Les sels acides formés par la combinaison des bases à l’acide sulfureuxjouissentde la même propriété et peuvent, par conséquent, servir parfaitement au même butque je veux atteindre.
« Ce n’est donc pas pour le principe seulement, mais particulièrement pour sonapplication à la fabrication des sucres de betterave et de canne, ainsi que pour sonapplication au raffinage des sucres en général, que je désire un brevet, n’importeque cette application se fasse sur les sirops, sur la pulpe, sur la betterave sèche,ou seulement sur le jus obtenu par la macération ou par la pression, et qu’on em-ploie l’acide sulfureux seul ou combiné à différentes bases ; par conséquent, c’estpour le mutisme et pour tous les moyens qui peuvent le produire que j'entends mefaire breveter.
« J’indiquerai ici quelques méthodes pour lesquelles j’ai obtenu les mêmes ré-sultats sur le jus de la betterave, et qui doivent être considérées comme ma pro-priété :
« 1° Aciduler le jus par l’acide sulfureux soit à l’état de gaz, soit en dissolutiondans une minime quantité de jus ; après avoir laissé l’acide sulfureux exercer sonaction sur le jus pendant quelque temps, saturer par le carbonate de chaux , ou lachaux, à froid.
« 2'* Aciduler le jus par le sulfite acide d’alumine, lequel, après avoir exercé sonaction pendant quelque temps sur le jus, en sera précipité ou par la chaux, ou parle carbonate de chaux, ou bien par l’acide carbonique, à froid.
3° Ajouter soit à la pulpe, soit au jus une quantité déterminée de sulfite de chauxà excès d’acide, laisser en contact pendant une heure, saturer l’excès d’acide par lecarbonate de chaux ou la chaux à froid, filtrer et évaporer jusqu’au degré de cris-tallisation.
« Les quantités des agents chimiques à employer varient selon la saison et lavariété de la betterave de 1/100 à 1/500, ou de 1 pour 100 à 2 pour 1,000 de poidsde jus.
« En travaillant sur des betteraves séchées, il faudrait mêler à la farine environ2 pour 100 de sulfite de chaux avant d’en extraire le sucre par la macération àfroid.
« Le mutisme, ou autrement l’acide sulfureux, indépendamment des qualités ci-dessus indiquées, jouit encore de la propriété très-précieuse de faire soutenir le feuau sirop et d’en prévenir la caramélisation; par conséquent, un jus ou un sirop quimontrerait de la tendance à la caramélisation manquerait d’acide sulfureux, quidoit toujours y être maintenu à un léger excès.
« Les principes que je viens d’émettre sont également applicables à la fabricationdu sucre de canne, et de la même manière; seulement les proportions indiquéesci-dessus pour la betterave se modifieront d’après la différence de qualité qui existeentre le jus de la betterave et le jus de la canne.
« Pour le raffinage des sucres bruts, j’acidulerai de l’eau ordinaire au moyen de