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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Mais j’ai moins cherché, pour mon compte, à donner aux grandes fabriques desucre de betterave des procédés de fabrication plus parfaits qu’à fournir des moyensd’un emploi facile pour tous et d’une application susceptible de s’effectuer sur uneplus petite échelle dans les fermes elles-mêmes.

Pendant que j’étudiais la question à ce point de vue, MM. Claes frères, mettant àprofit, à mon insu, des procédés de la même nature, en faisaient l’application engrand. C’est à eux qu’il appartient, par conséquent, d’en faire connaître les résul-tats. Pour moi, qui n’ai pas encore l’expérience manufacturière de ma méthode avecles appareils existants dans les fabriques actuelles, je livre à l’appréciation les ré-sultats que j’ai constatés dans le laboratoire.

Premier point à résoudre. Peut-on retirer de la betterave tout le sucre qu’ellecontient et le faire passer dans les jus? Cela n’est pas douteux.

En effet, laver la pulpe avec de l’eau chargée de bisulfite, c’est là une opérationtrès-manufacturière, et qui, effectuée systématiquement, peut donner un liquidefort rapproché du jus lui-même par sa richesse saccharine d’une part, et de l’autredes pulpes épuisées ou à peu près.

Les lavages ainsi obtenus seraient d’ailleurs versés sur la râpe et serviraient devéhicule pour porter sur les pulpes nouvelles le bisulfite préservateur.

En ce qui concerne les pulpes épuisées, je n’ignore pas qu’on regarde leur emploipour la nourriture du bétail comme compromis par le fait même de leur épuise-ment. C’est à l’expérience à en décider. Mais pourtant, n’y aurait-il pas quelqueexagération à penser que ces pulpes si riches encore, après le lavage, en matièresazotées, en matières assimilables, ont perdu toute propriété alimentaire ? Épuiser lespulpes et les assaisonner avec des mélasses, qui leur rendraient le sucre et les selsqui leur manquent, serait, ce me semble, une pratique fort logique; mais, je lerépète, l’expérience seule peut en décider et apprendre jusqu’à quelle dose la mélassepeut être tolérée par le bétail.

Ce que je veux établir, c’est que l’épuisement des pulpes est très-praticable ensoi, lorsqu’on peut disposer, pour l’effectuer, d’un liquide qui prévient toute alté-ration, toute fermentation, et qui permet même de consacrer plusieurs jours à cetravail, si l’on veut.

La perte absolue de 1 de sucre pour 100 de betteraves ou de 10 p. 100 du sucrequ’elles contiennent n’a rien d’exagéré; je la crois non-seulement réelle, mais bienau-dessous de la vérité, et, sur ce point, il y aura, je n’en doute pas, des améliora-tions à obtenir.

D’où vient cette perte, en effet, si ce n’est du sucre laissé dans les écumes, dansle noir, dans les poches et filtres; de celui qui se détruit par les fermentations quele contact des sacs, des outils et instruments imprégnés de ferments divers peutprovoquer ? Or, de ces causes de perte, bien peu résisteraient à l’emploi de monprocédé.

En ce qui concerne le noir, sa consommation serait sinon annulée, du moinsconsidérablement réduite, dans le travail du sucre brut.

En ce qui regarde les écumes, le bisulfite de chaux exerce une double actiondont je ne crois pas m’être exagéré l’importance. Il détermine plus facilement etplus complètement que tout autre agent la coagulation des matières albuminoïdesqui forment les écumes. En outre, il produit des écumes qui ne s’altèrent pas aucontact de l’air et où l’on ne voit pas survenir de fermentation. Que si le travail engrand suscitait à cet égard des difficultés que je n’ai pas aperçues, il suffirait évi-