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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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son compte dans le présent. Il faut donc, dans ce cas particulier, qu’il y ait un plusgrand avantage à retirer le sucre des pulpes qu’à vendre des mélasses. L’expérienceen grand peut seule apprendre si cet avantage existe, comme je le crois.

Les indications qui précèdent vont rendre facile, à chacune des personnes inté-ressées dans les diverses industries auxquelles elles se rapportent, l’appréciationexacte de la portée des faits que j’ai constatés par moi-même dans le traitement dela betterave.

J’ai râpé des betteraves, en arrosant la pulpe avec 2 1/2 p. 100 du poids de laracine, d’une dissolution de bisulfite de chaux, marquant 10 degrés à l’aréomètrede Baumé. J’ai pressé les pulpes et recueilli les jus, qui ont été portés à l’ébulli-tion. La défécation étant opérée, on a passé les liquides à la chausse et on les aanalysés au moyen de l’appareil de polarisation.

On a concentré par l’ébullition à feu nu les jus déféqués, jusqu’à les réduire àconsistance de sirop ; ceux-ci filtrés, et mis à l’étuve, ont été ramenés à des massescristallisées, d’une couleur paille, dont on a également fait l’analyse au moyen del’appareil de polarisation. L’analyse de cette masse humide, ainsi faite, on a pudéterminer la portion de son poids correspondante au sucre réel ; le reste étant re-présenté par l’eau, les sels, etc.

4 lit. 356 jus contenant 521 gr. 4 de sucre ont fourni une masse grenée conte-nant 528 gr. 20 de sucre.

0 lit. 084 jus contenant 105 gr. 3 de sucre ont fourni une masse grenée renfer-mant 104 gr. 9 de sucre.

1 lit. 045 jus contenant 112 gr. 4 de sucre ont fourni une masse grenée conte-nant 113 gr. 1 de sucre.

D’où il suit que, pendant la défécation, la première concentration à feu nu, la se-conde concentration à l’étuve, et la cristallisation qui s’y opère, le sucre traité parle bisulfite de chaux se conserve intact.

Dans toutes mes épreuves, la même concordance s’est manifestée. Les diffé-rences, toujours faibles, ont été observées tantôt dans un sens, tantôt dans l’autre,et ne se sont généralement pas élevées au delà de deux ou trois centièmes, quanti-tés négligeables dans la pratique.

Les pulpes desquelles les jus précédents avaient été extraits, ayant été baignéesavec de l’eau et mises une seconde fois en presse, ont fourni des liquides sucrés.L’opération, répétée pour les épuiser, en a donné d’autres qui ne l’étaient presqueplus. On ajoutait un peu de bisulfite dans l’eau pour les demie;s lavages.

Or, ces liquides réunis, filtrés et concentrés par une ébullition à feu nu, filtrésde nouveau, puis mis à l’étuve, ont donné des masses cristallisées de tout pointsemblables à celles qui provenaient des jus directs. Le sucre existant dans cesmasses correspondait, poids pour poids, avec celui que l’analyse signalait dans lesliqueurs qui les avaient fournies.

Les écumes, les poches, lavées à leur tour, par de l’eau chargée d’un peu debisulfite, malgré leur abandon au contact de l’air, ont fourni des rinçures qu’on alaissées en repos pendant une dizaine de jours, en y ajoutant toutes celles qui pro-venaient des expériences qu’on faisait chaque jour. Au bout de ce temps, ellespesaient 4 1/2 B.; on lésa traitées par défécation, etc., comme le jus de betteraveslui-même, et il en est résulté des masses cristallisées presque comparables aux pro-duits directs.

Pendant la durée d’un travail auquel j’ai consacré beaucoup de temps, j’ai traité