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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

(les betteraves de toutes dimensions ; de toutes couleurs, rouges, blanches, jaunes;de tout âge, jeunes et non parvenues à leur maturité, mures et en bon état au mo-ment de la récolte, prises dans les silos et bien conservées ; enfin, altérées, gangre-nées à divers degrés.

Toujours, les masses cristallisées que j’en ai extraites renfermaient inaltéré lesucre que l’analyse y indiquait avant le traitement. Les différences observées sontdues surtout à des causes physiques, car le sucre obtenu ne se présentait pas, quantà l’aspect, aven des caractères identiques. Ce n’est que très-rarement que la bette-rave m’a donné d’aussi beaux produits que la canne ; au lieu d’un grain dur et bienformé, les masses se solidifient souvent, à peu près comme il arrive dans une cris-tallisation confuse.

Pour les chimistes et les manufacturiers qui sont exercés au maniement de l’ex-cellent procédé d’essai de M. Payen, une expérience très-simple pourra fixer leuropinion.

Ils n’ont qu’à traiter une dizaine de betteraves par le bisulfite, et à évaporer lejus après défécation, d’abord jusqu’à 25 degrés. A ce terme, on clarifie et on filtreou même on se contente de filtrer sans clarification. On évapore ensuite jusqu’à 37ou 38 degrés Baumé, et on abandonne la matière pendant trois ou quatre jours dansune étuve à 40 degrés.

La masse cristallisée, exprimée fortement, leur offrira un sucre brut, d’une très-belle nuance et d’une richesse en sucre, non-seulement théorique, mais pratique-ment réalisable, qui, ainsi que l’essai par la méthode de M. Payen l’indique, égaleraou dépassera du premier coup le rendement du travail tout entier des sucreries.Ainsi, quiconque essayera de traiter quelques betteraves par le bisulfite, reconnaî-tra sans peine qu’on peut retirer du jus qu’elles fournissent, 13 ou 15 pour 100 dupoids de ce jus d’un résidu pâteux, qui, fortement pressé entre des doubles depapier Joseph, laisse 8 ou 10 pour 100 du poids du jus d’un sucre blanc.

Après avoir assisté à la première des expériences que j’ai effectuées devant lacommission française, M. Clerget, l’un de ses membres, dès le premier essai qu’il afait de mon procédé, est arrivé à ce résultat.

L’ébullition est ordinairement assez tumultueuse lorsqu’on opère par le bisulfite;je n’ai pu me rendre compte de cette particularité, qu’on maîtrise très-bien par unpeu de graisse, ou mieux par l’acide oléique; ce phénomène de boursouflement se-rait même de nature à recommander une autre forme de vases pour l’évaporationdes jus, surtout lorsqu’ils proviennent de betteraves non encore arrivées en ma-turité.

Avec des betteraves tachées de noir et gangrenées jusqu’à quelques centimètres àpartir du col, j’ai constaté que mon procédé permettait d’en retirer le sucre toutaussi bien qu’avec les betteraves saines. Quant à leur apparence, ces produits dif-fèrent peu ; quant à leur quantité, le sucre signalé par l’analyse dans les racines seretrouve tout entier dans les masses cristallisées qui en proviennent.

En comparant la marche bien connue du travail actuel des fabriques de sucre debetterave, avec celle qui semblait résulter de l’emploi de mon procédé, j’apercevaisles circonstances suivantes :

Aujourd’hui, le râpage s’effectuant à l’air libre, sans précaution spéciale, lesaltérations qu’il entraîne rendent indispensable un pressage rapide Quelque rapidequ’il puisse être, on n’obvie pas aux altérations.

La défécation opérée à l’aide de, la chaux, favorise ou exalte la coloration et force