PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Lorsqu’il suffit d’un coupe-racines, d’un ou deux tonneaux, d’une chaudière àlessive et de quelques terrines pour extraire très-facilement le sucre d’un millier dekilogrammes de betteraves, lorsqu’on l’obtient du premier coup plus blanc que lesplus beaux sucres du commerce, n’est-il pas permis d’espérer que les besoins tou-jours croissants de la consommation du sucre en rendront désormais la fabricationpopulaire dans toutes les campagnes, y répandront par suite les bienfaits attachés àla culture de la betterave, et que le vœu formé par M. Morel de Vindé sera enfinexaucé ?
Du même coup l’agriculture gagnerait les profits du meilleur des assolements , etle laboureur, les bénéfices hygiéniques d’une consommation qu’il ignore encore;car, tandis que l’Angleterre consomme plus de 10 kilog. de sucre par tête et par an,l’Europe tout entière n’atteint pas à la consommation de 2 kilog 1/2 par tête elpar an.
Quel que puisse être le mode de travail qui sera définitivement admis par la pra-tique en grand, je ne saurais trop le recommander, il faudra toujours commence)'par faire arriver le bisulfite préservateur sur les sucs au moment même où ils sontexposés au contact de l’air. On comprend , du reste, que se fondant sur les faits etles principes exposés plus haut, les industriels puissent les mettre en pratique sousdiverses formes. Plus tard je publierai, s’il y a lieu, les résultats comparatifs desessais que j’espère être en mesure de continuer à cet égard.
Je me borne à indiquer ici quelques-unes de ces formes :
1° Opérer la défécation sur la pulpe elle-même.
2° Déféquer les jus provenant des presses , ou obtenus par lavage au moyen dubisulfite de chaux seul;
Filtrer sur des filtres Taylor ou décanter après la défécation ;
Pousser directement à la cuite le liquide limpide ainsi obtenu, malgré le troublequi s’y produit par la concentration.
3° Déféquer par le bisulfite de chaux ;
Filtrer ou décanter ;
Évaporer à 25 degrés B ;
Filtrer une seconde fois ;
Pousser à la cuite.
4° Déféquer par le bisulfite de chaux ;
Filtrer ou décanter ;
Évaporer à 25 degrés B , filtrer ;
Pousser la cuite vers 38 degrés B, et placer le sirop à l’étuve pour opérer, parcristallisation lente, par la méthode de M. Crespel-Dellisse.
5° Opérer la préservation des pulpes par une faible dose de bisulfite de chaux ;
Déféquer à la chaux par la méthode ordinaire ;
Filtrer ou passer sur noir;
Ajouter ensuite du bisulfite de façon à obtenir un liquide neutre ou légèrementacide ;
Évaporer à 25 degrés B, filtrer ;
Pousser à la cuite.
Dans tous ces cas on obtiendrait de bons résultats, si on pouvait faire rentrer les