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Tome septième.
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MJBLICATION INDUSTRIELLE.

produits raffinés et des cinquièmes produits bruts qui justifiaient surabondammentles assertions précédentes.

Ma joie fut grande, je l’avoue, en apprenant, d’une part, que les sucres obtenusavec le concours de l’acide sulfureux se comportaient bien, tant au raffinage qu’àla consommation ; de savoir que les pulpes de 2,500,000 kilog. de betteraves, trai-tées à l’acide sulfureux avaient été consommées par le bétail sans difficulté.

Restait la question du rendement plus ou moins élevé, et celle-là étant relativeau travail antérieur de chaque fabrique, il me suffisait de savoir que, par l’inter-vention de l’acide sulfureux, il avait été augmenté à Lembecq.

M. Paul Claes pensa, comme moi, que l’emploi direct du bisulfite de chaux étaitpréférable à celui de l’acide sulfureux.

Jusque-là, mes recherches avaient été poursuivies dans le calme du laboratoire;mais ce n’est pas impunément qu’on touche aux questions liées à de grands inté-rêts. Le résultat de mes expériences avait transpiré. Les manufacturiers du dépar-tement du nord s’étaient émus. Des délégués des colonies s’étaient adressés à M. leministre de la marine, et, à leur prière, le gouvernement français nommait unecommission pour l’examen de mon procédé.

Le silence gardé pendant si longtemps par le gouvernement belge fut donc for-cément rompu.

Dès sa première séance, la commission française reconnut que, pour la sûreté deses opérations , il était nécessaire que je prisse un brevet d’invention ; je m’em-pressai de satisfaire à ce désir ; car, tandis qu’elle allait étudier et apprécier maméthode, rien n’empêchait que les intentions du gouvernement, et j’ose dire lesmiennes, ne fussent paralysées. Il aurait suffi qu’une demande en brevet fût forméepour nous ôter le droit de faire jouir les fabricants belges et français des avantagesqu’ils auraient pu retirer de mon procédé.

Pour juger de la valeur d’un système nouveau dans une fabrication comme celledu sucre, il faut une campagne, ou au moins des expériences faites à diverses épo-ques de cette campagne et convenablement échelonnées.

Je publie, en conséquence, aujourd’hui ce premier mémoire dans lequel j’aicherché à bien préciser les faits essentiels, et je prie tous les fabricants belges etfrançais qui le jugeront convenable à leurs intérêts , de faire , pendant le cours decette campagne, soit pour la canne, soit pour la betterave, tel emploi qu’ils voudrontdes procédés qui s’y trouvent décrits. Je serai très-empressé de recevoir leurs com-munications Ce que je cherche, c’est la vérité, et lorsque mes expériences aurontété soumises au contrôle public que je désire, tout le monde en aura la preuve.

Qu’on me permette d’insister sur un point : le bisulfite versé sur la râpe rendles pulpes et les jus inaltérables pendant les premières opérations de la fabricationdu sucre ; il permet d’utiliser sans crainte aucune la macération des pulpes, la lévi-gation ou leur seconde pression, après les avoir imbibées d’eau ; il corrige le mau-vais état des betteraves à la fin de la campagne, et rend, par suite, la fabricationuniforme et régulière pendant sa durée. Qu’on l’essaie, d’abord dans ces condi-tions, en bornant son emploi à ce rôle préservateur circonscrit; l’habileté des fabri-cants, celle des ouvriers feront le reste. On se familiarisera peu à peu avec cenouveau produit; on saisira bientôt les conditions les plus favorables à son emploien grand.

Si, contre toute attente, les fabricants de sucre indigène ne trouvaient aucunbénéfice à l’emploi de mon procédé, je ne puis pas croire que son influence sur l’ex-traction du sucre dans nos climats fût annulée pour cela.