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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
court un crochet qui s’arrête plus haut ou plus bas, et sert à le poser sur un régu-lateur Doinbasle, qu’on relève à volonté ; ce levier a, en outre, l’avantage de changerfacilement pendant la marche la direction du tirage, quelle qu’en soit l’intensité;2° le cône tournant servant de sep avec succès, et le décrottoir qui se place contrele cône. Cette charrue, qui a donné de profonds labours, demande moins de tirageque toute autre, parce que la pression du sep s’effectue sur une partie tournante ;elle ne lisse pas le fond de la raie, mais, au contraire, le laisse grenu, et propre àla filtration des eaux et à la pénétration des racines.
M. Moysen a aussi disposé un système de petit avant-train ou de maille allongée,à roulettes, pour donner de la fixité à la marche de l’araire, qui devient alors unecharrue à avant-train sans en avoir les inconvénients, parce que la haie de l’instru-ment fait toujours son office de levier.
Il a exécuté une charrue à quatre socs , c’est-à-dire une araire sans avant-train,à deux rangs de socs superposés, et dans laquelle il varie à volonté la largeur de laraie, en rapprochant ou en éloignant les socs ; le crochet d’attelage monte et des-cend le long d’une tringle double, mobile et légèrement coudée au milieu pour l’em-pêcher de remonter quand les chevaux tirent ; des chaînes lui permettent une plusou moins grande inclinaison, suivant la profondeur du labour qu’on veut obtenir.
M. Moysen a également établi une charrue à cinq socs, placés en diagonale.Comprenant que dans un tel instrument la grande difficulté est de pouvoir le dirigerconvenablement, atlendu que les cinq versoirs étant poussés par la terre qui lescharge ensemble, tendent avec une grande force à faire dévier la charrue de ladirection du tirage, il a reconnu, en bon observateur, que le meilleur moyen desurmonter cette difficulté est d’appliquer, sur le derrière de la charrue , un grandcoutre à large lame, pivotant dans une mortaise mobile.
Parmi les autres appareils de M. Moysen, nous avons également remarqué, avecsa herse mobile , son extirpateur , perfectionné parfaitement. Combiné pour exigerpeu de tirage, comparativement au bon travail qu’il est susceptible de produire,l'auteur a voulu prouver qu’il ne faut pas toujours retourner la terre, qu’il suffitsouvent pour l’ameublir et faire périr les plantes parasites, de l’ébranler brusque-ment, de la fendiller, de la soulever et de l’émouvoir en tous sens. 11 y a appliquéun essieu à double coude pour régler l’entrure, et pour mener aux champs, aumoyen d’une espèce de poulain s’accrochant dessus d’un bout et passant sous lessarcloirs de l’autre bout prolongé pour former traîneau, et empêcher les fers deporter sur la terre.
Dans certains cas, il applique à un tranche-gazon quelques lames de fer aciérésur un châssis déformé rectangulaire ou trapézoïdale, pour faire l’office d’extirpa-teur ; ces lames non coupantes, partant du bas, et ne s’élevant pas jusqu’au châssisincliné en arrière, forcent le chiendent à monter et à paraître à nu sur la terre, oùdes rateaux le ramassent en tas.
Enfin, M. Moysen s’est encore occupé d’une quantité d’autres instruments, quilui doivent également des perfectionnements, tels que des sarcloirs à levier, à rou-leau et à bras, des cueille-trèfles , arrache-légumes, rouleaux de petites et degrandes dimensions, etc.
Quand des hommes dévoués s’occupent ainsi des progrès de l’agriculture, il fautau moins les faire connaître au pays, afin qu’il puisse leur en témoigner sa recon-naissance.