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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
en 1825, qu’un M. Petitpierre s’est fait patenter vers la fin de l’année 1823,en Angleterre, « pour un instrument propre à fabriquer d’un seul mor-« ceau de cuir, sans aucune couture ni attache quelconque, toute espècea de souliers, pantoufles, gants, coiffures et chapeaux, boîtes à cartouches,« fourreaux et gaînes, etc. »
En voyant la description et le petit dessin que l’auteur donne de sonprocédé, il est facile de reconnaître que son invention n’est réellement pasune machine pouvant travailler d’une manière manufacturière ; ce n’estautre qu’un outil à manche, manœuvrant à la main, et à l’aide duquel onsépare des morceaux de cuir, par le contour d’abord, lorsqu’on veut fairedes chaussures, puis dans les parties qui doivent déterminer l’intérieur del’objet.
En 1844, M. Durand avait pris un brevet d’invention de cinq ans «pour« la fabrication des rouleaux en cuir sans couture, ni collage, propres à la« lithographie, à l’imprimerie, à la filature, aux métiers à tisser, aux cylin-« dres de lissage des papiers , ainsi qu’à la confection des cannes en cuir« et des tuyaux de pipes d’une grande longueur. » La description qui ac-compagne ce brevet, aujourd’hui dans le domaine public, ne fait qu’indi-quer un procédé manuel d’ouvrir le cuir dans son épaisseur, à l’aide d’unescie très-fine et d’un tranchant.
Dans le brevet primitif demandé pour quinze ans, le 24 février 1845, aunom de M. Contour, sous le titre de : « Fabrication en cuir, sans couture« et sans collage, des cravaches, des fourreaux de sabres et d’épées, et des« gaînes pour couteaux de chasse et armes de toutes espèces, etc., » l’au-teur ne fait aussi qu’indiquer le procédé d’une manière superficielle, quine peut être réellement considéré comme un moyen mécanique propre àeffectuer l’opération de la fente du cuir. En effet, il s’est contenté de direqu’il choisit le cuir convenable, et qu’il perce dans son épaisseur, avec unemèche, un trou longitudinal qu’il élargit ensuite avec un outil tranchantou une scie à main.
Mais ces inventions qui, du reste, ne paraissent pas avoir produit quel-ques résultats, ne renferment véritablement pas de moyens mécaniques,manufacturiers et susceptibles de travailler avec intelligence, avec écono-mie. Ce n’est que lorsque les idées ont été soumises à M. Pecqueur, qu’ellessont devenues entre ses mains tout à fait praticables, et susceptibles defonctionner avec une grande régularité. C’est seulement alors qu’il s’estformé à Paris , en 1846, une société sous la raison Ruchet et comp% pourl’exploitation en grand de ces divers objets en cuir forés, dont plusieurs,comme les casques, les fourreaux de sabre, les poires à poudre, etc.sont parfaitement goûtés par le commerce et par le gouvernement.
Pour que cette maison pût fabriquer économiquement et en même tempsavec rapidité, il était rationnel de combiner les machines de manière àfaire effectuer par chacune un travail spécial, ce qui a dû naturellementamener M. Pecqueur à les modifier, dans leur mouvement, ou dans leur