PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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agencement particulier, suivant les applications. De sorte que telle machinen’exécute que des tuyaux, par exemple, ou des fourreaux , telle autre nefait que des gourdes ou poires à poudre, telle autre des casques ou desschakos, etc. ; parmi ces divers appareils, nous en avons choisi deux de pré-férence, comme réunissant à peu près toutes les combinaisons principalesque M. Pecqueur a imaginées, et comme pouvant faire le plus grandnombre d’applications ; nous allons les décrire successivement.
DESCRIPTION DE LA MACHINE A FORER LES GOURDES OU POIRES
A POUDRE,
REPRÉSENTÉE SUR LES FIG. 1 , 2 ET 3 , PL. 15.
Le principe sur lequel repose le système de forage de M. Pecqueur,consiste dans la disposition d'une lame tranchante par bout et sur les côtés,et qui reçoit un mouvement alternatif dans un même plan horizontal, pen-dant que le cuir à forer ou à fendre se présente à son action , en s’avançantgraduellement contre elle.
Un premier point que M. Pecqueur a cherché à résoudre, dans l’appli-cation de ce principe, était de faire en sorte que quoique la lame fût fixée àun manche animé d’un mouvement angulaire , l’extrémité de cette lamepût parcourir une ligne à peu près droite perpendiculaire à la direction duforage; cela est surtout nécessaire lorsque le parcours ou la longueur dela ligne doit être d’une certaine étendue.
Une autre difficulté qui était encore plus grande que la première, c’étaitde pouvoir augmenter ou diminuer à volonté la course de la lame, et sur-tout que cette variation se fît par la machine même, sans l’attention del’ouvrier chargé de la conduire.
On va voir par quel mécanisme simple et ingénieux M. Pecqueur estparvenu à résoudre ces questions et à établir par suite des machines éco-nomiques et manufacturières. On les trouve réunies dans l’appareil pro-pre à faire les gourdes ou les poires à poudre, représenté sur la pl. 15,en élévation de face fig. l re , en plan vu en dessus fig. 2 e , et en section ver-ticale par l’axe fig. 3 e .
Porte-lame et son mouvement. — La petite lame dont nous venonsde parler est formée d’un petit couteau d’acier a, arrondi par le bout, ettranchant aussi bien sur les côtés qu’à la pointe. Fixée dans une entaillepratiquée à l’extrémité du manche cylindrique ou légèrement conique b ,cette lame reçoit de celui-ci un mouvement de va-et-vient tout à fait par-ticulier. Remarquons d’abord que le manche est solidaire par une partielarge et méplate avec une douille en fer A , et une branche inférieure B.
La douille percée au centre reçoit un coussinet conique c , formé dedeux ou trois pièces que l’on serre au degré convenable sur le goujon d ,par un double écrou ; ce goujon se prolonge au-dessus pour porter la poi-gnée C, qui fait l’office de la manivelle, et au-dessous, pour servir de