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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

entre les deux sièges opposés, et que par suite le frottement est presquenul. Un tel système est d’autant plus avantageux que, comme on vient dele reconnaître, les dimensions des tiroirs deviennent extrêmement grandesdans les machines locomotives, et que par suite la pression sur leur sur-face devient réellement une perte de force très-appréciable. Ce n’est pas lapremière fois qu’on s’occupe de cette question, mais nous croyons queMM. Mazeline l’ont résolue de la manière la plus heureuse et la plus simple.

Les machines Crampton sont établies avec un seul tiroir pour chaquecylindre ; elles détendent donc dans les faibles limites de la coulisse etdu recouvrement des tiroirs, de sorte qu’elles sont dégagées de toute com-plication de mécanisme.

Il y a maintenant très-peu de locomotives auxquelles il soit resté unmécanisme additionnel de détente variable par tiroirs supplémentaires.

Les cylindres A' sont agrafés sur les longerons longitudinaux X', pardes fortes oreilles recevant également une dizaine de boulons chacune.En outre deux plaques transversales X 3 , viennent encore les embrasser parle haut et par le bas, ainsi qu’on peut le remarquer par les fig. 4, (pl. 17) et18 et 19, (pl. 18). La solidité est parfaite et aucun ébranlement ne se faitsentir pendant la marche. Les cylindres sont fondus d’un seul morceau avecles orifices d’entrée et de sortie, les deux tubulures pour l’emmanchementdes tuyaux d’admission et d’échappement, les presse-étoupes et les conduitsaux robinets de purge. Ils sont représentés en détails fig. 7 et 8 (pl. 17),suivant deux coupes perpendiculaires l’une à l’autre, et faites, la premièresuivant l’axe même du cylindre et la seconde suivant la ligne brisée 1-2-3-4.Ces deux figures font voir également en coupe et en vue extérieure le pistonqui se meut dans leur intérieur.

On reconnaît qu’il se compose de deux plateaux C\ traversés l’un parla tige E' menant la glissière F' et transmettant le mouvement à la bielle B 2 ,l’autre par la tige S' auquel s’adapte le plongeur R / des pompes alimen-taires. Ces plateaux sont assemblés par quatre vis r 4 , taraudés dans lesrenflements s 4 . L’herméticité du joint est garantie par deux forts cerclesà ressorts en fonte r 5 , que les pointes coniques s s tendent constamment àouvrir au moyen des ressorts flexibles en acier o 5 . Tous les écrous qui as-semblent ces diverses pièces sont maintenus serrés par des douilles ou pla-tines en fer ou bronze, de sorte qu’une fois en place, tout l’assemblage peutêtre regardé comme solidaire.

Les cylindres, les conduits de vapeur, la boîte d’admission et la chau-dière sont entourés d’une enveloppe en bois recouverte d’une chemise entôle. Ces précautions sont prises pour éviter le refroidissement ; on paraîtcependant y attacher moins d’importance que par le passé, puisqu’on a sup-primé à peu près complètement l’enveloppe de feutre dont il a été questiondans la description des premières machines du Nord.

Dans le projet de locomotive étudié par M. Sangnier, l’admission et lasortie se font de même à l’extérieur, puisque les cylindres sont juxtaposés