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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

Les axes des deux fraises portent chacun une poulie à joues Q, com-mandée par une double courroie croisée, qui prend son mouvement sur letambour T, monté à lextrémité des bancs de fonte S qui supportent la ma-chine. Ce tambour reçoit lui-même sa rotation de larbre de couche qui faitmarcher tout lappareil au moyen de la poulie U (fig. 2) et dune autre plusgrande qui lui donne une vitesse considérable.

Pour que le bois soit solidement tenu pendant laction de ces fraises, unrouleau de fonte tourné R pèse sur sa surface, et des espèces de pinces àressorts s sappuient sur les côtés. Le rouleau est libre, porté par une sortede double chaise en fer t t' assemblée à charnière à une branche horizon-tale u au milieu de laquelle est un second bras recourbé u' qui passe au-dessus de laxe des scies, et qui reçoit le levier coudé et à contre-poids v,dont la partie inférieure terminée en pointe sappuie sur le milieu de lachâpe, afin daugmenter la charge du rouleau sans lempêcher de tournersur lui-même.

Dressage ou rabotage des frises. Après ces deux opérations suc-cessives de larasement et de lexécution des rainures et languettes, la frise,dirigée par les règles droites h', est rabotée à la surface supérieure, au furet à mesure quelle avance, par les couteaux C fixés avec des boulons surdes parties plates et inclinées du mandrin cylindrique C'. Ils y sont dispo-sés de telle sorte, que larête tranchante, arrondie en forme dhélice, tra-vaille successivement au lieu dattaquer à la fois ; les copeaux quils en-lèvent sont minces et se détachent avec rapidité. On voit bien les détails deconstruction de ce mandrin et des couteaux sur le plan détaché fig. 13 etsur la section verticale fig. 14.

Laxe de ce porte-couteaux est mobile dans les coussinets des paliers y,dont on règle la position exacte avec des vis de pression ; il reçoit sonmouvement directement de larbre principal par la poulie V qui est fixéeà. son extrémité. Il suffit, pour interrompre sa marche, darrêter le mou-vement de cet arbre et on arrête en même temps toute la machine.

Dans la crainte que la frise ne tende à se soulever, le constructeur, parsurcroît de précaution, a encore ajouté au delà du porte-couteau un cylindrede pression X, dont laxe prolongé est tenu en suspension par lçs pattesen fer x attachées à charnière aux chapeaux des paliers y ; ce cylindre estséparé au milieu pour le passage du levier à contre-poids Y, afin d'augmen-ter la charge et de la régler au degré voulu.

Travail de la machine. Une telle machine est capable de débiterconsidérablement douvrage dans une journée; on voit, en effet, quecomme elle est disposée, il ny a aucun temps perdu ; lhomme chargé delentretenir na quà y porter les planches et à les mettre successivementles unes au bout des autres. Cest la marche ou la vitesse à la circonférencedu rouleau cannelé en fonte E qui détermine lavancement du bois et parsuite la longueur débitée; on a vu que cet avancement peut varier, suivantla nature des bois et la commande même de laxe de ce rouleau ; il est évi-