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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Les axes des deux fraises portent chacun une poulie à joues Q, com-mandée par une double courroie croisée, qui prend son mouvement sur letambour T, monté à l’extrémité des bancs de fonte S qui supportent la ma-chine. Ce tambour reçoit lui-même sa rotation de l’arbre de couche qui faitmarcher tout l’appareil au moyen de la poulie U (fig. 2) et d’une autre plusgrande qui lui donne une vitesse considérable.
Pour que le bois soit solidement tenu pendant l’action de ces fraises, unrouleau de fonte tourné R pèse sur sa surface, et des espèces de pinces àressorts s s’appuient sur les côtés. Le rouleau est libre, porté par une sortede double chaise en fer t t' assemblée à charnière à une branche horizon-tale u au milieu de laquelle est un second bras recourbé u' qui passe au-dessus de l’axe des scies, et qui reçoit le levier coudé et à contre-poids v,dont la partie inférieure terminée en pointe s’appuie sur le milieu de lachâpe, afin d’augmenter la charge du rouleau sans l’empêcher de tournersur lui-même.
Dressage ou rabotage des frises. — Après ces deux opérations suc-cessives de l’arasement et de l’exécution des rainures et languettes, la frise,dirigée par les règles droites h', est rabotée à la surface supérieure, au furet à mesure qu’elle avance, par les couteaux C fixés avec des boulons surdes parties plates et inclinées du mandrin cylindrique C'. Ils y sont dispo-sés de telle sorte, que l’arête tranchante, arrondie en forme d’hélice, tra-vaille successivement au lieu d’attaquer à la fois ; les copeaux qu’ils en-lèvent sont minces et se détachent avec rapidité. On voit bien les détails deconstruction de ce mandrin et des couteaux sur le plan détaché fig. 13 etsur la section verticale fig. 14.
L’axe de ce porte-couteaux est mobile dans les coussinets des paliers y,dont on règle la position exacte avec des vis de pression ; il reçoit sonmouvement directement de l’arbre principal par la poulie V qui est fixéeà. son extrémité. Il suffit, pour interrompre sa marche, d’arrêter le mou-vement de cet arbre et on arrête en même temps toute la machine.
Dans la crainte que la frise ne tende à se soulever, le constructeur, parsurcroît de précaution, a encore ajouté au delà du porte-couteau un cylindrede pression X, dont l’axe prolongé est tenu en suspension par lçs pattesen fer x attachées à charnière aux chapeaux des paliers y ; ce cylindre estséparé au milieu pour le passage du levier à contre-poids Y, afin d'augmen-ter la charge et de la régler au degré voulu.
Travail de la machine. — Une telle machine est capable de débiterconsidérablement d’ouvrage dans une journée; on voit, en effet, quecomme elle est disposée, il n’y a aucun temps perdu ; l’homme chargé del’entretenir n’a qu’à y porter les planches et à les mettre successivementles unes au bout des autres. C’est la marche ou la vitesse à la circonférencedu rouleau cannelé en fonte E qui détermine l’avancement du bois et parsuite la longueur débitée; on a vu que cet avancement peut varier, suivantla nature des bois et la commande même de l’axe de ce rouleau ; il est évi-