ATELIERS DE CONSTRUCTION
flTÏIïm SUR m TRAimiISXMS M MOUVEMENT.
( PLANCHES 20 ET 21 . )
Les ateliers de construction de machines ont pris une très-grandeextension en suivant sans cesse les progrès de l’industrie. A l’imitation del’Angleterre, il s’est formé, depuis une dizaine d’années, en France , desétablissements fort importants, qui ne le cèdent en rien, sous le rapportde l’organisation, comme sous le rapport de l’outillage, à aucun de ceuxdu même genre, montés plus anciennement chez nos voisins.
Lorsque nous commençâmes en 1840, la publication du premier volumede ce Recueil, les ateliers de construction étaient bien loin d’être ce qu’ilssont devenus depuis; à l’exception de quelques-uns, on n’avait pas encorebien compris l’importance des machines-outils, de sorte qu’une grandepartie des travaux exécutés à la main étaient très-dispendieux, et, dansbien des cas, ne pouvaient être faits avec toute la régularité, toute la pré-cision désirables.
Actuellement il n’en est plus de même, on peut rencontrer vingt usinespour une, capables d’exécuter les pièces les plus difficiles. Ce n’est pas seu-lement à Paris, mais dans les diverses contrées de la France qu’on voit detels établissements.
Ainsi, dans nos principaux ports de mer, au Havre, à Marseille, à Tou-lon, à Nantes , etc., sont des maisons très-importantes pour la constructionet la réparation des navires à vapeur; au Creuzot, à Mulhouse , etc., commeà Paris , de grandes usines pour l’exécution des locomotives et d’autresmachines puissantes, et presque partout des ateliers pour les moulins,les moteurs hydrauliques, les transmissions de mouvement, etc.