PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous avons publié avec détails, dans les volumes qui précèdent, la plu-part des outils-machines en usage. Nous sommes heureux d’avoir pu ainsicoopérer à répandre la connaissance de ces instruments de travail, qui enpermettant de faire plus vite et à meilleur marché, ont aussi l’avantaged’exécuter mieux et avec plus d’exactitude. C'est par le secours de cesmachines qu’on est arrivé à réduire de près de moitié le prix des piècesde mécanique, ainsi il n’est pas rare de voir livrés aujourd’hui des objetstrès-bien traités à raison de 1 fr. le kilog., quand il n’y a pas quinze ansc’est à peine si on aurait pu les obtenir à 2 fr. et moins bien exécutés.
Nous l’avons dit souvent, tous les établissements qui s’occupent de con-structions mécaniques doivent être meublés en machines-outils, mais tousne sont pas, ne peuvent pas être organisés de la môme manière ; dans lesuns il faut des outils de très-grandes dimensions, dans d’autres au con-traire il n’en faut que de petites dimensions. Ces outils sont nécessaire-ment combinés et proportionnés selon les travaux qu’ils sont appelés àexécuter. Le mécanicien qui fabrique spécialement de grands appareilspour la navigation maritime ne peut évidemment avoir les mêmes outilsque celui qui ne fabrique que de petites machines. Cependant il leur fautégalement à chacun des tours à chariot, des machines à raboter, apercer,à mortaiser, etc.; de là, une grande variété non-seulement dans les espècesdes machines-outils, mais encore dans leurs dimensions et souvent aussidans leurs combinaisons propres, permettant de les appliquer à des tra-vaux particuliers. Il s’est alors formé plusieurs établissements pour exé-cuter, d’une manière toute spéciale, les divers instruments, les différentsgenres d’outils applicables soit aux chemins de fer, soit aux navires àvapeur, soit à d’autres branches d’industrie.
Déjà, à l’Exposition de 18iion avait pu remarquer avec beaucoup d’intérêtune assez belle collection de machines-outils, mais c’est surtout à l’Exposi-tion dernière de 18i9, que l’on a été vraiment surpris des progrès considéra-bles effectués dans cette partie essentielle. Les meilleurs mécaniciens anglais eux-mêmes, qui sont venus à cette époque à Paris , ont déclaré franche-ment que nos constructeurs de France étaient sous ce rapport à la hauteurde l’Angleterre. On y a surtout remarqué les tours parallèles et machinesà raboter de M. Calla et de MM. Iluguenin, Ducommun et Dubied ; lesgros tours doubles de MM. Derosne et Cail et de M. Stehelin , le toursphérique de l’usine de Graffenstaden , et enfin la série d’outils diversde M. Decoster.
Voulant donner une idée de l’importance, du nombre et de la variétéde ces machines actuellement employées, nous avons cherché à les repré-senter réunies dans un môme établissement, ce qui nous procure l’occasionde faire connaître, d’une part, leur emplacement, leur disposition généraledans l’usine, et de l’autre leur travail, leur valeur et la vitesse normale deleurs organes principaux.
De tous les ateliers de construction que nous avons visités à diverses