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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
époques, en province et à Paris, et nous pouvons même ajouter en Bel-gique , comme en Angleterre, c’est celui de M. Decoster qui nous a paruremplir les conditions nécessaires, soit par la régularité, soit par la dispo-sition de l’usine entière, soit par la quantité des outils qui s’y trouventagglomérés.
Cet établissement, formé d’abord pour la fabrication des métiers de fila-ture, puis organisé peu de temps après pour la confection des machines-outils, date seulement de douze ans, et dès l’origine il s’est monté sur unegrande échelle d’après un plan bien arrêté à l’avance. Déjà, M. Decoster, quiencore simple ouvrier ajusteur, montrait une grande activité et une grandeintelligence, avait compris qu’en s’établissant, pour embrasser la construc-tion spéciale des machines à lin, il était nécessaire de s’outiller convena-blement et de réunir dans le même local, de plain-pied, les gros tours, lesraboteuses, les mortaiseuses, les étaux, les meules, etc., pour le travail despièces les plus lourdes et les plus embarrassantes ; il avait compris quepour avoir tout sous les yeux, pour embrasser pour ainsi dire d’un coupd’œil tout l’ensemble, il fallait de l’ordre, de la symétrie, des dispositionsrégulières.
Il peut toujours en être ainsi pour les établisssements montés depuispeu d’années, sur des plans arrêtés, mais si l’on remarque que la plupartde ceux qui existent aujourd’hui, à l’exception des principaux ateliers dechemins de fer, ne se sont montés que successivement en s’agrandissantpar partie au fur et à mesure que les travaux ont augmenté, on compren-dra sans peine qu’il est rare de rencontrer la même régularité et par suiteles mêmes commodités, les mêmes avantages dans le service, dans la dis-tribution du travail.
Une observation utile à faire, lorsqu’on organise un nouvel atelier deconstruction, c’est de faire en sorte que les outils les plus forts, qui de-mandent le plus de puissance, soient placés le plus près du moteur, et queles outils les plus faibles soient, au contraire, à l’extrémité opposée. Oncomprend sans doute que les transmissions de mouvement doivent décroîtreen dimension en s’éloignant de la machine motrice, puisqu’elles ont moinsd’appareils à commander, et alors il est tout naturel, pour que la dégrada-tion des forces soit à peu près régulière, que l’on ait à faire mouvoir desoutils d’autant plus petits et plus légers, que la distance au moteur estplus grande.
• DESCRIPTION DE L’ÉTABLISSEMENT DE M. DECOSTER.
(PLANCHES 20 ET 21.)
Le dessin fig, l re , pl. 20, représente un plan général de l’établissementde M. Decoster, à la hauteur des fenêtres du rez-de-chaussée.