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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

époques, en province et à Paris, et nous pouvons même ajouter en Bel-gique , comme en Angleterre, cest celui de M. Decoster qui nous a paruremplir les conditions nécessaires, soit par la régularité, soit par la dispo-sition de lusine entière, soit par la quantité des outils qui sy trouventagglomérés.

Cet établissement, formé dabord pour la fabrication des métiers de fila-ture, puis organisé peu de temps après pour la confection des machines-outils, date seulement de douze ans, et dès lorigine il sest monté sur unegrande échelle daprès un plan bien arrêté à lavance. Déjà, M. Decoster, quiencore simple ouvrier ajusteur, montrait une grande activité et une grandeintelligence, avait compris quen sétablissant, pour embrasser la construc-tion spéciale des machines à lin, il était nécessaire de soutiller convena-blement et de réunir dans le même local, de plain-pied, les gros tours, lesraboteuses, les mortaiseuses, les étaux, les meules, etc., pour le travail despièces les plus lourdes et les plus embarrassantes ; il avait compris quepour avoir tout sous les yeux, pour embrasser pour ainsi dire dun coupdœil tout lensemble, il fallait de lordre, de la symétrie, des dispositionsrégulières.

Il peut toujours en être ainsi pour les établisssements montés depuispeu dannées, sur des plans arrêtés, mais si lon remarque que la plupartde ceux qui existent aujourdhui, à lexception des principaux ateliers dechemins de fer, ne se sont montés que successivement en sagrandissantpar partie au fur et à mesure que les travaux ont augmenté, on compren-dra sans peine quil est rare de rencontrer la même régularité et par suiteles mêmes commodités, les mêmes avantages dans le service, dans la dis-tribution du travail.

Une observation utile à faire, lorsquon organise un nouvel atelier deconstruction, cest de faire en sorte que les outils les plus forts, qui de-mandent le plus de puissance, soient placés le plus près du moteur, et queles outils les plus faibles soient, au contraire, à lextrémité opposée. Oncomprend sans doute que les transmissions de mouvement doivent décroîtreen dimension en séloignant de la machine motrice, puisquelles ont moinsdappareils à commander, et alors il est tout naturel, pour que la dégrada-tion des forces soit à peu près régulière, que lon ait à faire mouvoir desoutils dautant plus petits et plus légers, que la distance au moteur estplus grande.

DESCRIPTION DE LÉTABLISSEMENT DE M. DECOSTER.

(PLANCHES 20 ET 21.)

Le dessin fig, l re , pl. 20, représente un plan général de létablissementde M. Decoster, à la hauteur des fenêtres du rez-de-chaussée.