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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
core plus grave, un accroissement sensible dans la résistance, par le surcroîtde frottement résultant de la plus grande charge et des plus gros diamètresdes tourillons.
Lorsque l’on n’est pas arrêté à l’avance sur les vitesses à transmettre parles communications de mouvement, il importe donc beaucoup de tenircompte de ces deux considérations : minimum de frottement et par suitede force motrice, et minimum de dépenses dans la construction. Sans cetexamen préalable, le manufacturier peut être entraîné bien au delà de sesprévisions.
Nous avons eu l’occasion de constater que tel fabricant avait dépenséplus pour les transmissions de mouvement de son usine, en le faisant exé-cuter à raison de 1 fr. le kil. en moyenne, que tel autre, placé dans lesmêmes circonstances, pour des mouvements semblables exécutés à un prixplus élevé de 1 fr. 30 à 1 fr. 40 le kil. Cela est évident, si l’on observe quele premier avait des communications lentes, volumineuses et pesantes,tandis que celles du second, au contraire, étaient rapides et par suitebeaucoup plus légères.
Lorsqu’on a pour moteur une machine à vapeur, la vitesse de son arbreétant déjà de 25 à 30 tours par minute, il est très-facile, soit par une paired’engrenages, soit par deux grandes poulies, d’obtenir directement lavitesse de 80 à 90 tours pour les arbres de commande ; par conséquent, latransmission de mouvement est directe et ne peut être compliquée.
Il n’en est pas tout à fait de même lorsque le moteur est une roue hy-draulique qui souvent ne fait que 3, 4 à 5 tours par minute ; il faut néces-sairement disposer un ou deux intermédiaires pour atteindre la vitesse de80 tours et plus ; mais on doit s’arranger pour que les intermédiaires soientrestreints et que ce soit toujours la plus longue partie des arbres de couchequi marchent à la plus grande vitesse.
Nous avons donné dans le tome i er une règle simple et une table relativesau calcul des tourillons des arbres en fonte et en fer, pour les machines àvapeur, et de même dans le tome n e , la règle et une table servant à déter-miner les tourillons des arbres de moteurs hydrauliques ou d’autres sus-ceptibles de porter de grandes charges. Nous croyons utile de compléterces documents par les règles et la table suivantes, destinées à calculer lediamètre des tourillons d’arbres de transmission en fer ou en fonte, et quisont soumis à des efforts de torsion moins considérables que ceux despremiers moteurs.
Nous remarquerons à cet effet, d’après Buchanan, que les arbres, engénéral, peuvent se diviser en quatre catégories, savoir :
1° Ceux qui portent de lourdes charges, comme les arbres de roueshydrauliques ;
2° Ceux qui éprouvent de grands efforts de torsion, comme les arbres demachines à vapeur;
3° Ceux qui transmettent des efforts moindres, comme les arbres secon-