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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
L’appareil de M. Lemaitre remédie parfaitement à cet inconvénient, Leprincipe sur lequel il repose est très-simple ; il s’appuie en même tempssur le jeu du piston et sur le jeu des clapets, c’est-à-dire que d’un côtél’instrument est mis en communication avec la tige du piston, et de l’autreavec les clapets ou avec une soupape supplémentaire qui ne fonctionneque lorsque les clapets de la pompe jouent. Or, la combinaison du méca-nisme est telle que le mouvement des clapets détruit celui du piston.Ainsi, quand la pompe est en marche, si tout fonctionne bien, c’est-à-diresi le nombre de battements de chaque clapet correspond exactement aunombre de coups du piston, l’aiguille de l’appareil n’indique rien, parcequ’elle ne bouge pas. Mais si la pompe continuant à marcher, les soupapesne jouent pas, les coups de piston seuls faisant mouvoir l’aiguille, celle-cipar son changement de position indique sur un cadran le temps depuislequel l’interruption a eu lieu.
Pour bien comprendre cet effet, il est utile de jeter les yeux sur lesfig. 7, 8 et 9 qui représentent l’appareil complet vu de face, en coupe ver-ticale, et intérieurement. Ce n’est autre qu’un mécanisme d’horlogeriecomposé d’un barillet A renfermant un ressort en spirale, comme celuid’une pendule, et fondu avec une roue dentée B de 72 dents qui engrènele long pignon C de 9, monté sur l’axe de la roue d’échappement D de 24,dans les dents de laquelle s’engage le double rochet E, dont l’axe prolongéporte au dehors un marteau F destiné à frapper sur le timbre G. Le baril-let est ajusté sur une douille mobile en cuivre H, qui tourne libre surl’axe principal a, lequel est porté par les deux joues verticales de la boîteen tôle ou en cuivre I qui renferme tout le mécanisme. Cet axe se pro-longe d’un côté au dehors de la boîte et traverse le centre du cadran gra-dué J, pour recevoir l’aiguille indicatrice b , qui tourne avec lui, tandis quele cadran reste immobile, retenu sur la face de la boîte. Sur la mêmedouille H est rapportée la roue dentée li, de 90 dents, avec laquelle en-grènent, d’un côté un pignon c, de 9 dents, dont l’axe porte au dehors dela boîte une roue à rochets L. Celle-ci est armée de 36 dents et est miseen mouvement par le cliquet d qui est adapté au levier ou balancier en ferM, lequel est en communication avec la tige du piston de la pompe ali-mentaire.
Ainsi, à chaque coup de piston, le balancier est soulevé, et en retom-bant le cliquet d fait marcher la roue L d’une dent ou de 1/36 de révolu-lution ; par suite le pignon c, monté sur son axe, et par conséquent en-traîné dans ce mouvement, fait également tourner la grande roue K d’unequantité très-petite, en raison des rapports existants.
Supposons, par exemple, que le nombre de coups de piston par minutesoit 30, la roue L fera dans ce temps,
30 5
55 = Retour,