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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

fonctionne pas, ce qui suppose que le clapet ou la soupape à laquelle il serelie ne joue plus elle-même, la roue N nobéit quau mouvement de laroue à chevilles, et par suite laxe principal a quelle entraîne est forcé detourner; laiguille savance alors et indique sur le limbe gradué J qui estsupposé, dans lappareil représenté, divisé en 16 parties égales ou 16 mi-nutes, le temps ou nombre de minutes depuis lequel cette soupape a cesséde fonctionner.

Sur cet axe est rapportée une espèce de came l (fig. 9) à une seule dent, àlaquelle saccroche la branche entaillée m, après une révolution entière;cette branche est reliée par le tourillon j au bras incliné n qui en tombant,par la chute même de la première, rencontre une goupille o adaptée à laroue déchappement D et lempêche de tourner ; il en résulte par suite quele marteau est poussé vivement contre le timbre G et appelle lattention duchauffeur ou du conducteur de la machine.

En terminant cette description, quil nous soit permis de dire quelquesmots sur M. Lemaitre que lindustrie vient de perdre tout récemment.

NOTICE HISTORIQUE SUR LES TRAVAUX DE M. LEMAITRE.

M. Lemaitre est, on peut le dire, lhomme de ses œuvres. Après quelques moisdapprentissage comme menuisier dans un village de Normandie , il vint à Paris pour travailler dans le bâtiment ; cétait un chemin de traverse pour arriver à sé-lever plus tard au premier rang parmi les constructeurs. Déjà il pensait à la méca-nique, et pour sen rendre laccès moins difficile, il suivit pendant deux ans lescours de géométrie, de mécanique et de physique au Conservatoire des Arts et métiers ; le peu de temps qui lui restait était employé au dessin des machines.Bientôt il entra comme menuisier modeleur dans un établissement importantlon construisait des métiers de filature; au bout de quelques mois, il montait desbancs à broches; peu de temps après il entra chez M. Cavé, qui commençait alorsson atelier de construction, et qui, reconnaissant les capacités de M. Lemaitre , luiconfia la direction de plusieurs travaux dune certaine importance, puis ils devin-rent beaux-frères.

M. Lemaitre resta ensuite pendant plus de douze ans chargé dune partie desgrands travaux que M. Cavé a exécutés pour les appareils à vapeur de lÉtat. Lesdivers travaux lont amené à faire dans les outils et dans les machines des amélio-rations utiles 11 fut le premier, en 1832, qui mit en pratique le condenseur parsurfaces.

Mais ce qui le préoccupait le plus, cétait le travail de la chaudronnerie, et sur-tout limperfection de son outillage. Il se décida enfin, en 1840, à former un éta-blissement spécial pour cette branche de construction ; il commença par apporterdes perfectionnements aux anciens outils et en imagina de nouveaux. En 1844, lejury dexposition en rendit un compte extrêmement favorable et lui décerna la mé-daille dor; cest à cette époque que nous publiâmes sa belle et intéressante machineà percer et river les tôles, qui est évidemment la plus heureuse conception en cegenre. Depuis, il navait cessé de donner de lextension à son usine.