PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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tableau de détente.
Points.
Admission
pendant.
Détente.
Avance à
l’échappe-
ment.
Échappe-ment pen-dant.
Compres-
sion.
Avance
contre
vapeur.
Rapportde l’ouverturepour
Padmissionà la surfacedu piston.
Rapport !de l'ouverturepour iPéchappementà la surface !du piston. ;
le.
76.74
15.05
8.21
90.71
8.57
0.72
1/1G
1/9
1 2e.
71 .65
17.28
11.07
87.90
11.03
1.07
1/16
1/9
3 e .
65.49
21.22
13.29
84.91
13.32
1.77
1/18
2/19
! 4e.
58.12
24.74
17.14
80.72
16.69
2.59
1/22
1/10
: 5e.
47.81
29.56
22.63
74.74
20.93
4.33
1/27
1/10
6e.
37.45
33.35
29.20
68.17
25.32
6.51
1/32
1/12
7e.
26.52
35.72
37.86
59.60
29.73
10.67
1/37
1/13
Le rapprochement des cylindres dans la machine le Rhône devait rendre presqueinsensibles les mouvements de lacet dus à l'inertie des bielles , tiges de pistons, demême que le ressort d’attelage devait s’opposer au mouvement de va et vient ou detangage produit par la même cause.
M. Gouin a voulu néanmoins détruire complètement la tendance à ces mouve-ments et ne pas s’en rapporter seulement au grand écartement des roues extrêmes,écartement qui, sans en détruire la cause, s’oppose au lacet aux dépens des rails,des rebords des roues, des boîtes à graisse, des essieux et des bâtis.
De même les ressorts , que depuis quelques années on a intercalés entre la ma-chine et le tender, n’absorbent la force alternative qui produit le tangage qu’aprèsqu’elle a exercé son action fâcheuse sur les boîtes à graisse et les guides, dont elleaugmente notablement l’usure ; il fallait empêcher cette force perturbatrice denaître. M. Gouin a pu, avec le travail de M. Lechâtelier, obtenir ces résultats.
Il a pour cela profité des bielles d'accouplement, et leur poids étant insuffisant,il a ajouté deux contre-poids de 56 kil. chacun, dont le centre de gravité est à 566millim. de l’axe de l’essieu. Les roues ont été calées sur les essieux de manière queles manivelles extérieures fassent avec le prolongement des manivelles extérieuresun angle de 21° 28' 25", et par conséquent entre elles un angle de 47» Z' 10".
Ainsi équilibrée, la machine deM. Gouin, si elle était suspendue, resterait rigou-reusement immobile, à quelque vitesse que l'on fît tourner les roues motrices, etposée sur la voie, elle a la stabilité d’une voiture du même poids qui aurait sixroues à l’écartement extrême de 4«i 230, et l’exact parallélisme des essieux desmachines les plus soigneusement montées.
Avec sa charge normale d’eau et de coke, le Rhône pèse 24,270 kil. Le centrede gravité de la partie de la machine reposant sur les ressorts, est à 633 millim. enavant de l’essieu moteur. Cette position a été déduite de plusieurs pesées, corres-pondant à des répartitions différentes de la charge sur les ressorts pesés, qui onttoutes fourni, à 001 millim. près, le même résultat. Il en résulte la possibilité defaire porter sur les trois paires de roues les poids suivants :
Essieu d’avant 9,916 kilog. 1 19,832 kilog. utilisés pour produirede milieu 9,916 — ( l’adhérence,
d’arrière 4,438 — Total, 24,270 kilog.