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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
La charge de 9,916 kilog. à l’avant, assure la machine contre tout mouvement degalop. Les 5/6 du poids total sont utilisés pour produire l’adhérence, sans que lacharge sur aucun des essieux atteigne celle que l’on met sur les roues motrices desmachines à voyageurs.
L’emploi d’un essieu coudé a obligé M. Gouin à relever la partie cylindrique dela chaudière, sans néanmoins que cela élève d’une manière appréciable le centrede gravité de la machine. En effet, les roues, cylindres, boîtes à graisse, essieux,bielles, glissières, pompes, mécanisme de dislribution, bâtis, ressorts, plate-forme,etc., restent à une hauteur qui ne descend que du rayon des roues motrices, tandisque la partie cylindrique de la chaudière, le dôme et d’autres pièces, c’est-à-dire unquart en plus du poids de la machine, se trouvent élevés de quelques centimètres.
Des ingénieurs anglais ont reconnu que les voitures les plus stables sont cellesqui ont leur centre de gravité le plus élevé, parce qu’alors la caisse participe moinsaux mouvements brusques latéraux et verticaux que les roues peuvent recevoir desrails. Du reste, la faible hauteur du centre de gravité des machines les plus élevées,comparée à l’écartement des rails, doit rassurer à cet égard.
DIMENSIONS PRINCIPALES DE LA MACHINE.
mèt.
Diamètre du piston. 0,400
Course du piston. 0,560
Diamètre des roues motrices. 1,600
Écartement des essieux extrêmes. 4,230
Surface de chauffe de foyer. 8,000
Nombre de tubes. 155
Diamètre extérieur des tubes. 0,050
Longueur des tubes. 3,225
Section du foyer à la hauteur de la grille. 1,253
Section totale intérieure des tubes. 0,248
La surface de chauffe du foyer, la surface des grilles et la section des tubes, sontles plus grandes qui aient été données à une machine destinée à la voie de l m 44;jusqu’à présent on n’a trouvé les dimensions semblables que dans les machines dela voie de 2 m 10, et c’est surtout, suivant les ingénieurs du Great Western, à cesdimensions de la chaudière qu’est due la supériorité de leurs machines.
Le dôme a été placé aussi loin que possible du foyer. D’abord pour obtenir unevapeur plus sèche, ensuite pour diminuer la longueur des tuyaux qui conduisent lavapeur aux cylindres. La chambre de vapeur est considérable et empêche toutechance d’entraînement de l’eau avec la vapeur dans les cylindres.
Deux trous d’homme, un sur le dôme, l’autre sur le foyer, permettent de visiterles parties intérieures de la chaudière. L’intérieur de la boîte à fumée est libre, unseul tuyau amène la vapeur aux cylindres ; on a tenu à dégager autant que possiblele bas de la cheminée, dans le but de faciliter l’action du tuyau d’échappement.
La chaudière est seulement fixée aux cylindres, du reste elle est entièrementlibre; elle ne fait que repasser sur les longerons, de façon à lui lâcher touteliberté de dilatation. Par là même, la traction se fait directement des cylindres auxlongerons et à l’attelage sans passer par la chaudière. Les efforts de traction nesont ainsi transmis que par des organes d’une rigidité complète. Les longerons ont