PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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soit enfin en l’employant comme génératrice d’un des cônes. On pourraitencore, au lieu de la courbe, faire intervenir un des mécanismes différen-tiels décrits plus haut.
DESCRIPTION DU MÉCANISME FAISANT ENROULER LA TOILEAVEC UNE TENSION RÉGULIÈRE.
Une partie du métier à tisser que nous n’avons pu représenter sur notreplanche, reçoit le mécanisme qui fait enrouler la toile au fur et à mesurequ’elle se tisse. Comme il diffère de celui en usage par diverses modifica-tions dans les parties constitutives, nous allons en donner une idée. Jus-qu’à ce jour, le poids qui agit sur la roue à rochet a été retenu par une visde pression au levier sur lequel il est adapté. Lorsque le diamètre de l’en-souple s’est accru d’une certaine quantité, l’ouvrier fixe ce poids dans uneautre position, de manière à augmenter l’énergie avec laquelle il agit surla roue à rochet. C’est ce déplacement manuel que le mécanisme en ques-tion opère d’une manière régulière et continue.
Le poids peut glisser librement, il est tenu par une bielle faisant char-nière avec le levier. Celui-ci est fixé à l’extrémité d’un arbre qui passe sousla poitrinière du métier et qui peut tourner dans un support fixé en des-sous de cette dernière en traversant le bâtis du métier pour recevoir unepièce de poussée. Sur cet arbre et dans l’intérieur du métier même,est fixée une pièce à deux branches, dont l’une est munie d’un galet, le-quel repose sur l’ensouple de toile par l’effet de la seconde branche renduepesante par le poids qu’elle porte à son extrémité.
Si donc le diamètre de l’ensouple augmente, la première branche décritun arc de cercle, l’arbre tourne et entraîne avec lui la pièce qui pousse lepoids en avant au moyen de la bielle. Il suffit de régler convenablement laposition et la longueur de la bielle et du levier pour que l’augmentation dubras sur lequel agit ce poids, corresponde avec l’augmentation du diamètrede l’ensouple de toile.
Comme le métier à tisser dont nous avons indiqué un fragment, fig. 1et 2, ne présente dans sa construction rien de particulier, nous lui avonsaffecté les mêmes lettres qu’au métier décrit dans notre premier volume.
Le tissage prend de nos jours une telle extension, et les appareils ser-vant à cette industrie sont tellement étudiés, qu’on ne compte pas moinsde trois cents brevets demandés depuis la nouvelle loi de 1844 pour desperfectionnements, modifications ou dispositions diverses apportées autissage en général.