MACHINES A VAPEUR
A DEUX CYLINDRES,
A MOYENNE PRESSION AVEC DÉTENTE ET CONDENSATION
PAR
M. MOULFÀR1NE , Mécanicien à Paris .
M. NILLTJS, Constructeur au Havre .
MM. LEGAVRIAN et FARINAUX, Mécaniciens à Lille .MM. MAZELINE , frères, Constructeurs à Graville.
M. ALEXANDER, Mécanicien anglais , etc., etc.
(planches 24, 25, 26 et 27.)
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La construction des machines à vapeur, à deux cylindres (système deWoolf), a pris, dans certaines contrées, une grande extension, après avoirété pendant longtemps à peu près sans progrès dans une grande partie dela France et de l’étranger. Ces machines étant plus compliquées et parsuite plus dispendieuses que les autres, on comprend, jusqu’à un certainpoint, qu’elles n’aient pas eu autant de développement. Cependant, en re-connaissant les avantages qu’elles procurent, soit par la régularité de leurmarche, soit par l’économie de combustible, des constructeurs très-re-commandables se sont adonnés à en faire l’application dans un grandnombre d’industries, en cherchant à en modifier ou à en simplifier laconstruction.
On ne peut contester aujourd’hui les progrès réels et constants qui ontété faits depuis une douzaine d’années dans les machines à vapeur engénéral; non-seulement elles sont beaucoup mieux exécutées, mieux pro-portionnées dans toutes leurs parties, mais elles consomment beaucoupmoins de charbon, elles sont plus légères à égalité de force motrice, touten présentant la même solidité, et elles reviennent à des prix bien moinsélevés. L’application de la détente, bien étudiée, bien entendue, a grande-ment coopéré à ces améliorations.