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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
constructions, en publiant sur les machines à deux cylindres une descrip-tion étendue.
Nous devrions citer parmi ces machines plusieurs de celles construitespar diverses maisons connues, telles que MM. À. Kœchlin et C 8 , à Mul house ; MM. Hall, Powel et Scott, à Rouen ; M. Farcot, à Paris ; M. Boyer,à Lille ; M. Parpaite, à Sedan , etc. ; mais nous avons été à même de rele-ver avec détails et de donner pour exemples, dans notre Recueil, la ma-chine double montée à l’hôtel des Monnaies de Paris , par M. Moulfarine,mécanicien modeste et consciencieux, qui s’est acquis dans ce genre uneréputation bien méritée, et la belle machine exécutée par M. Nillus auHavre, qui a aussi donné la préférence au système à deux cylindres, etdont nous avons déjà eu l’occasion de faire connaître les résultats, enmentionnant, dans notre m e volume, les expériences que nous avions fai-tes, avec l’indicateur de pression , sur une machine de 60 chevaux.
MM. Legavrian et Farinaux, constructeurs de Lille , se sont fait remar-quer, depuis quelques années, pour leurs machines à deux cylindres,différant essentiellement de celles de Woolf, en ce que, d'une part, ellesne sont pas à balancier, mais à directrices, avec arbre moteur placé au-dessus , et que, de l’autre, les deux cylindres sont entièrement séparés etdistincts, de telle sorte que les tiges de leurs pistons communiquent lemouvement à des manivelles différentes montées aux extrémités de l’arbrede couche, disposition qui a permis, en donnant de l’avance de l’une surl’autre, d’éviter les points morts, et, par suite , d’obtenir plus de régula-rité avec des volants moins puissants.
Il nous suffirait de citer la récompense accordée à cette maison par laSociété d’Encouragement, au sujet des bons résultats obtenus sur la ma-chine de 30 chevaux construite sur ce système, et expérimentée dans leurétablissement, pour en reconnaître les avantages; mais ajoutons, à leursatisfaction, que, depuis l’Exposition de 1849, ils ont reçu, en commandesdiverses, pour plus de mille chevaux de force à construire d’après ces nou-velles combinaisons, ce qui est la meilleure preuve qu’on en a compris lesavantages, particulièrement dans le Nord de la France .
Quelques mécaniciens ont établi des machines à cylindres superposés,soit en plaçant le petit cylindre en haut et le grand cylindre en bas, soit enfaisant le contraire. Dans l’un et l’autre cas, les deux pistons sont réunis parla même tige qui communi que à un balancier ou directement à la bielle motrice.
Nous avons nous-même proposé pour M. Ronnet de Ponl-Maugis unsystème de machine horizontale, à deux cylindres, qui est exécutée surnos plans par M. Legrand, à Sedan , et qui est aussi d’une constructionsimple et avantageuse, en ce que, d’une part, elle n’exige presque pas defondation, pour l’asseoir solidement, et que, d’un autre côté, la commu-nication du mouvement des pistons à la manivelle est directe, sans inter-médiaire de balancier et de parallélogramme; et, en outre, elle permet devoir, d’inspecter, d’un seul coup d’œil, et de toucher au besoin toutes les