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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE

M. Nillus et M. Alexander ont proposé et mis à exécution, il y a déjàplusieurs années, pour les machines à deux cylindres, un système qui per-met d’effectuer la distribution de la vapeur avec une seule boîte et un seultiroir, ce qui simplifie notablement le mécanisme dans cette partie du mo-teur. Nous en faisons voir la disposition sur la planche 25.

Depuis peu, MM. Mazeline frères ont imaginé un tiroir unique égale-ment, mais avec équilibre de pression sur les deux faces opposées, pourdistribuer la vapeur, soit dans des appareils à deux cylindres, soit dans desappareils à trois cylindres qu’ils ont proposés comme moteurs pour les na-vires mixtes, devant marcher à voile et à vapeur. Cette disposition, qui aaussi le mérite d’être très-simple, présente l’avantage de diminuer nota-blement les frottements du tiroir sur son siège, et par suite de rendrepresque nulle la force employée pour le mouvoir, ce qui est d’une grandeconsidération surtout dans les machines puissantes. On en verra de mêmele dessin pl. 25.

Nous allons décrire successivement ces diverses dispositions de machines,en commençant par celle de M. Moulfarine.

DESCRIPTION DE LA MACHINE A DEUX CYLINDRES

CONSTRUITE PAR M. MOULFARINE ET REPRÉSENTÉE PL. 24 ET 25 .

M. Moulfarine est peut-être l’un des mécaniciens qui a exécuté le plusde machines à vapeur; il est aussi de ces hommes intelligents qui se sontformés entièrement par eux-mêmes et qui doivent tout à leur travail, àleur persévérance. Il avait d’abord, en commençant sa maison de construc-tion, qui est actuellement l’une des plus anciennes de Paris , adopté pourmodèles, comme appareils de petite force, le système à directrices et àgalets, à un seul cylindre, tantôt avec et tantôt sans condensation. Cons-truites avec beaucoup de précision, ces machines fonctionnent encore pres-que partout; ainsi, il y a peu de temps, nous avons eu l’occcasion de visitercelles de l’Imprimerie nationale où l’on en est toujours très-satisfait.

Plus tard, son établissement prenant plus d’extension, et pouvant exé-cuter des machines puissantes, il entreprit le système à deux cylindres deWoolff auquel il s’attacha d’une manière toute particulière, sans toutefoisabandonner la construction d’autres appareils, tels que des moulins, descalandres, des séchoirs, des transmissions de mouvement, etc. Enayant vu plusieurs à diverses occasions, nous avons pu constater leurparfaite exécution ; aussi il nous a paru intéressant de publier cellesqu’il a montées à l’Hôtel des Monnaies, à Paris , et qui sont remar-quables, en ce qu’elles marchent à volonté simultanément ou séparé-ment, et qu’on les charge, surtout depuis deux ans, pour faire mouvoirdes laminoirs, des balanciers, découpoirs, etc., aune résistance beaucoupplus considérable que la force nominale pour laquelle elles ont été livrées.