PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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chines, et laisser fonctionner l’autre seule, il était utile de combiner unsystème d’embrayage ou de débrayage commode, solide et sûr. M. Moul-farine a appliqué à ce sujet une disposition fort ingénieuse, que nouscroyons devoir mentionner d’une manière toute particulière, comme étantsusceptible de recevoir souvent des applications dans bien des circonstancesanalogues.
Au lieu de faire usage de manchons, comme on le fait le plus ordinaire-ment, il a imaginé de loger dans l’intérieur de chacun des arbres T et V,percés à leur extrémité, un boulon t fileté par un bout et traversant unécrou à collet t' que l’on peut faire tourner sur lui-même à l’aide d’uneclé, mais qui, ne pouvant avancer ni reculer, reste adapté à l’arbre. Al’autre bout du boulon est une clavette P qui traverse à la fois une mor-taise partiquée dans l’arbre et une autre pratiquée dans le moyeu de laroue d’angle (fig. 6) ; or cette seconde mortaise est exactement de la di-mension de la clavette, tandis que la première est plus longue; par consé-quent, lorsqu’on tourne l’écrou, comme pour le desserrer, il force leboulon à rentrer dans l’arbre, et par suite il pousse la roue, qui alors sedébraye de celle U 2 avec laquelle elle engrenait.
Lorsqu’au contraire, on veut que la commande des deux machines aitlieu simultanément, on tourne l’écrou dans le sens opposé comme pour leserrer; il rappelle alors le boulon et avec lui la roue d’angle, qu’il force às’appliquer en partie sur la portion conique renflée de l’arbre, et qui aainsi toute l’assise et par suite toute la solidité désirable.
Il est évident que l’embrayage ou le débrayage ne peut se faire quelorsque les machines sont arrêtées. Comme cette opération n’a lieu quedans des cas extrêmement rares, et comme d’ailleurs, à cause de la puis-sance même de chaque machine, il serait difficile et dangereux de la fairependant la marche, il est bien préférable d’adopter une telle dispositionqui est très-simple et en même temps très-solide, que des systèmes àmanchons qui sont toujours susceptibles de prendre du jeu et des chocs,et d’occasionner beaucoup d’usure.
Mouvement des tiroirs de distribution. — La marche rectilignealternative des deux tiroirs qui distribuent la vapeur dans les deux cylin-dres, est obtenue par une communication de mouvement dépendant, danschaque machine, de l’arbre de couche T ou TC Ainsi chacun de ces arbresporte un pignon d’angle qui engrène avec une roue semblable p (fig. 2)montée sur un axe en fer r prolongé jusque vers les cylindres. Cet axe setermine par un excentrique ou culbuteur r', de forme triangulaire curvi-ligne (fig. 4 et 5),;lequel agit alternativement sur les côtés parallèles inté-rieurs d’un cadre en fer s muni des tiges verticales s' et s 2 . Ce culbuteurainsi que les lames du cadre avec lesquelles il est mis en contact, sont enacier trempé pour présenter une grande durée. La tige s 2 se relie par unecourte traverse aux deux tringles droites u (fig. 1) qui, s’élevant parallè-lement jusqu’au-dessus des boites de distribution, s’assemblent avec la tra-