PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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susceptibles de vaincre. Leur action s’accumule ainsi dans trois volants, desorte que malgré la grande inégalité de résistance, les mouvements obtenusdans les appareils présentent toute la régularité désirable.
Déjà, par la disposition de deux machines semblables ainsi accouplées,de dix-huit à vingt chevaux chacune, au lieu d’une seule ayant la forcetotale de trente-six à quarante chevaux, on a l’avantage, même sans vo-lant, d’obtenir une certaine régularité, parce qu’on fait en sorle de placerles manivelles de manière à se trouver à peu près à angle droit, et à éviterainsi entièrement les points morts ; il en résulte que pendant que l’une desmachines a ses pistons à l’extrémité de la course, l’autre, au contraire, ales siens situés vers le milieu, et réciproquement. Une telle disposition estd’autant plus avantageuse quelle permet de ne pas être arrêté complète-ment, lorsqu’on est obligé de faire une réparation, parce qu’il n’est pasprésumable que les deux machines soient à la fois en mauvais état, ou qu’unaccident leur arrive en même temps, tandis que dans le cas d’une seulemachine, à la moindre réparation, tout est arrêté. Nous avons conseillé etnous conseillons souvent cette application de machines accouplées, quipeuvent être d’un grand avantage dans bien d’autres circonstances. Sid’un côté elle présente plus de frais d’acquisition et de montage, de l’autreelle a le mérite d’occasionner moins de réparations, plus de régularité etmoins de chômage.
Nous verrons, du reste, en donnant des tables et des tracés géométri-ques pour faciliter le calcul des volants, combien ceux-ci peuvent êtreréduits de dimensions, lorsqu’on accouple les moteurs.
MACHINE A VAPEUR A DEUX CYLINDRES
FONDUS ENSEMBLE AVEC L’ENVELOPPE, ET AVEC UN TIROIR COMMUN,
Par M. Nillus du Hâvre et M. Alexander de Paris (et représentés sur les fig. 10 et 11, pl. 25).
Dans les machines à vapeur, dites de Wooïff, on a regardé, pendantlongtemps, comme une grande difficulté, l’exécution des deux cylindresfondus ensemble, et surtout fondus avec une enveloppe ou chemise quiles entoure entièrement. Aussi, bien des constructeurs ont évité cetle dif-ficulté, en faisant fondre les cylindres séparément, et en rapportant lesenveloppes, ou en n’y appliquant que des chemises en feutre et en bois.On a, du reste, objecté avec quelque raison, que s’il arrivait un accident àl’un des cylindres, lorsqu’ils sont fondus ensemble, la perte est assez con-sidérable s’il faut remplacer le tout, et à plus forte raison, s’ils sont solidairesavec l’enveloppe; tandis que séparés, on peut toujours et avec plus de fa-cilité, remplacer une pièce défectueuse. Il est de fait que les fondeurs, quin’avaient pas l’habitude, manquaient souvent de telles pièces, qui exigentbeaucoup de soin, d’attention et d’intelligence.