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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Une portion de cette eau est prise par les pompes alimentaires K qui as-pirent directement dans la bâche par la tubulure x, surmontée commed’habitude d’une boîte à clapets a/; l’eau refoulée par les pistons de cespompes est envoyée à la chaudière par les tuyaux x 2 . On peut arrêter àvolonté le jeu de l’une ou l’autre de ces pompes en desserrant la vis à poi-gnée g taraudée dans la partie inférieure du canon creux qui terminela tringle verticale o' de chacun des pistons, de sorte que, dans le mou-vement du balancier, le canon ou la douille creuse glisse sur la queue oule bout de tige a' qui surmonte le piston et qui est assemblée avec lui àcharnière, sans l’entraîner dans sa marche ascensionnelle ; mais dès quel’on serre la vis à poignée g, ce qui se fait sans arrêter la machine, on rendle canon et la queue du piston solidaires, et par suite celui-ci est forcéde jouer, entraîné par la tringle o'.
Comme l’alimentation est une des parties les plus importantes pour lasécurité et la régularité de la marche dans les moteurs à vapeur, M. Nilluspréfère toujours appliquer dans ses machines deux pompes alimentaires aulieu d’une, quoique chacune d’elles soit réellement suffisante pour fournirà la chaudière la quantité d’eau nécessaire ; c’est une mesure qui est tou-jours utile en ce qu’elle permet de ne pas être arrêté lors même qu’unepompe ne fonctionnerait pas.
On voit par la fig. 2 e que la vapeur qui a produit son action sur le grandpiston P 7 , et qui s’échappe par le canal d 'dans l’espace laissé libre entre lesdeux enveloppes C, C', se rend au condenseur en traversant une foule detrous pratiqués dans la plaque creuse L sous la base du grand cylindre.Cette disposition a l’avantage de diviser la vapeur et de mieux la conden-ser par le courant d’eau froide qui se met immédiatement en contact avecelle en arrivant également divisée par la turbulure G, munie d’un robinetdont on règle à volonté l’ouverture au moyen de la poignée h.
Diagrammes. — Un grand nombre de courbes ont été relevées sur cha-cun des cylindres de cette machine, avec les indicateurs Macnaught que nousavons décrits dans le tom. III. Nous reproduisons deux de ces diagrammessur les fig. 8 et 9 ; le premier est relatif au piston du petit cylindre, le secondà celui du grand. Pour peu qu’on y jette les yeux, on peut aisément re-connaître que la détente s’effectue déjà dans le petit cylindre même avantle milieu de la course de son piston ; aussi la pression devient-elle très-faible à la fin de la course dans le grand cylindre. On arrive, en effet,par la disposition adoptée par M. Nillus, à n’admettre à chaque coup depiston qu’une très-faible quantité de vapeur et à détendre huit à dix foiset plus; il en résulte que la machine, comme nous avons pu le constater,consomme fort peu de combustible.