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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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DESCRIPTION DE LA MACHINE A DEUX CYLINDRES SÉPARÉS

DE MM. LEGAVRIAN ET FARINAUX,

(représentée PI. 27).

La disposition de la machine à deux cylindres, construite par MM. Lega-vrian et Farinaux, diffère essentiellement des machines dites à balancier dusystème de Woolff, en ce que les cylindres sont entièrement détachés l’unde l’autre, et que les tiges de leurs pistons communiquent directement pardes bielles à deux manivelles montées à l’extrémité d’un arbre de couchede commande; ces manivelles ne sont pas placées dans un même plan nisur une môme ligne, ni sur le prolongement l’une de l’autre; elles formententre elles un angle de 20 à 22 degrés, ou plutôt de 158 à 1(10°. Il en ré-sulte que les pistons, qui ont d’ailleurs la même course, ne se correspon-dent pas exactement dans leur position relative ; il y en a toujours un enavance sur l’autre d’une petite quantité.

Cette combinaison est fort avantageuse en ce qu’elle supprime l’actiondes points morts qui existent dans toutes les machines à manivelles /puis-que quand l’un des pistons est à l’extrémité de sa course, l’autre n’y estpas encore arrivé ou l’a déjà dépassé.

Ce système a permis aussi de réduire notablement les frais de construc-tion de la machine entière ; il est vrai que l’on a bien alors une bielle etune manivelle en plus, mais cette addition, qui est de peu d’importance, estloin de se comparer aux différentes pièces lourdes et compliquées qu’ellepermet de supprimer, telles que le balancier, son axe et ses supports, lagrosse bielle en fonte, et tout le mécanisme du parallélogramme. On a, enoutre, l’avantage de réduire sensiblement les dimensions et le poids duvolant.

L’arbre de couche est alors situé à la partie supérieure de l’appareil aulieu de se trouver sur le sol comme dans les machines à balancier. Cettedisposition, à laquelle on a quelquefois reproché d’exiger beaucoup dehauteur, est très-commode dans bien des circonstances, comme, parexemple, dans les filatures où les arbres de couche de transmissions sontgénéralement placés vers le haut des étages sous les plafonds. Elle permetsouvent, par cela même, d’éviter l’emploi d’arbres verticaux et d’engre-nages d’angle.

MM. Legavrian et Farinaux se proposent, d’ailleurs, de disposer et deconstruire leur machine horizontalement, ce à quoi elle peut se prêter par-faitement bien toutes les fois que les circonstances ou les localités exige-ront que l’arbre moteur se trouve vers la partie inférieure, comme nousl’avons déjà dit et comme l’ont exécuté tout récemment MM. Schneider etLegrand, pour l’établissement de M. Ronnet à Pont-Maugis, sur notre con-seil et sur nos propres dessins. Il est évident que les machines à deuxcylindres peuvent tout aussi bien fonctionner, construites pour être posées