PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Nous avons dit que les manivelles O et O' sont placées de manière àformer entre elles un certain angle pour éviter que les pistons ne se trou-vent ensemble à l’extrémité de la course ; les constructeurs les disposenten effet de manière que l’une, celle du petit cylindre par exemple, étantverticale et correspondant à l’extrémité supérieure de la course, l’autre,celle du grand cylindre, fait avec cette ligne verticale un angle de 22 de-grés environ, mais correspondant à la position inférieure de la course deson piston, ou si l’on veut, l’angle véritable des deux rayons de manivellesest de 158°. On peut juger aisément alors de l’effet que présentent respec-tivement les deux pistons P et P', dans leurs positions successives, par lestracés géométriques (fig. 8 et 9).
Ainsi (dans la fig. 8), après avoir décrit un cercle du centre O avec lerayon O o' égal à celui des manivelles, on indique sur la circonférence dece cercle les positions successives 1,2, 3, 4, etc. de la manivelle O, etcelles 1', 2', 3', 4', etc. de la manivelle O'; on trouve alors sur la ligneverticale O M de 0" a 8" les positions correspondantes du petit piston P etet de môme celles du grand piston P'. Il en résulte que si l’on développeen ligne droite la circonférence décrite par les manivelles comme onl’a supposé sur la figure 9, et qu’après y avoir reporté les divisions 1, 2,3, 4, etc., on trace de ces points une suite de lignes horizontales sur les-quelles on porterait successivement les distances qui expriment lesespaces parcourus par le petit piston, on formera la courbe O 2 l 2 2 2 3 24 2 etc., qui exprimera exactement les positions de ce piston et par suiteses vitesses relatives, lesquelles vont, comme on le voit, en augmentantjusque vers le milieu de la course et décroissent au contraire de la moitiéjusqu’à la fin.
11 en est de même pour le grand piston P' dont nous avons indiqué égale-ment les vitesses respectives par la courbe l 3 2 3 3 3 4 3 5 3 6 3 qui est déter-minée de la même manière.
De ce tracé, on peut aisément conclure la vitesse moyenne de chacundes deux pistons et reconnaître que l’avance de 22°, suffisante pour queleurs points morts ne se trouvent pas ensemble, est très-convenable et nepeut empêcher que la distribution ne s’effectue parfaitement bien d’uncylindre à l’autre.
Régulateur a air. —Il nous resterait encore à parler du régulateurappliqué à la machine pour régler l’entrée de vapeur au petit cylindre ,mais comme ce régulateur n’est autre que celui de M. Molinié dont nousavons donné la description et le dessin détaillés dans le I er volume, ilest inutile d’y revenir. Disons toutefois que cet appareil exploité aujour-d’hui par la maison d’Auriol est modifié dans sa construction ; ainsi, on lefait complètement en métal, soit avec la pompe à air motrice placée ver-ticalement , soit avec cette pompe disposée horizontalement comme on levoit en Z sur les fig. 1 et2. Dans ce cas, le réservoir Y qui renferme ledisque mobile est placé à cheval sur la pompe, et le piston de ©elle-ci est