Band 
Tome septième.
Seite
344
JPEG-Download
 

344

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

mû par un petit arbre coudé % dont l’extrémité porte une poulie y qui estcommandée par celle correspondante y', montée sur l’arbre de couchemoteur. La tige verticale 3 du plateau mobile, et qui, comme on le sait, estchargée d’un contre-poids, communique à l’équerre ou au levier coudéadapté à l’axe de la valve ou soupape d’admission appliquée sur le tuyauqui amène la vapeur de la chaudière au petit cylindre A, et qu’il fait ouvrirou fermer plus ou moins, comme on sait, suivant la vitesse de la machine.Les constructeurs se sont entendus avec les propriétaires , MM. d’Auriolet C ie , pour l'application de ces régulateurs sur tous leurs appareils.

Disons, en terminant, que ce système de machines à cylindres séparésprend, depuis deux ou trois ans surtout, nne très-grande extension;MM. Lagavrian etFarinaux en ont livré déjà un nombre considérable dontla puissance totale s’élève à près de douze cents chevaux.

CALCULS ET DONNÉES PRATIQUES

RELATIVES AUX MACHINES A DEUX CYLINDRES.

Si l’on veut bien se reporter aux règles simples et aux tables que nousavons données dans les I er et II e volumes de ce Recueil, au sujet des ma-chines à vapeur avec et sans détente, il sera facile de déterminer les di-mensions principales des machines dites à deux cylindres.

Toutefois, pour diminuer le travail autant que possible, nous donnonsci-après des tables qui résument, du moins en grande partie, les dimen-sions qu’il importe surtout d’arrêter en pratique, lorsqu’on s'occupe de laconstruction spéciale de ces machines.

Comme on l’a vu par la description qui précède, les appareils sont sus-ceptibles d’être établis sur deux dispositions différentes, la première, à ba-lancier, du système de Woolff proprement dit, et dans laquelle la course etpar suite la vitesse du petit piston sont plus faibles que celles du grand; laseconde, à directrices, ou oscillant, dans laquelle la course et la vitessedes deux pistons sont égales.

Nous admettons d’ailleurs, comme on le fait assez généralement aujour-d’hui, que la vapeur commence à se détendre déjà dans le petit cylindre,avant de passer au grand, c’est-à-dire que l’admission de la vapeur sefasse seulement pendant les deux tiers environ de la course du piston dansle premier, et qu’elle soit interceptée pendant le dernier tiers; de sortequ’en supposant que le volume engendré par le piston du grand cylindre,soit égal, en moyenne, à 4, 5 fois celui engendré par le piston du petitcylindre, on a réellement une détente de 6,75 ou près de 7 fois le volumeprimitif. Et avec l’application d’un mécanisme de détente variable, onpeut augmenter ces rapports dans de bien plus grandes limites.

Nous extrayons de VAide-mémoire de M. Morin la table suivante, quidonne les diamètres, la course et la vitesse des pistons des machines à deuxcylindres, avec les pressions de 3 1/2, 4 et 4 1/2 atmosphères.