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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
Nous avons donné, dans la dernière table qui précède, le poids de va-peur dépensé par minute, par le petit cylindre, en admettant que les ma-chines marchent à pleine pression dans celui-ci pendant toute la coursedu piston.
Cette quantité est évidemment moindre lorsque l’on commence la dé-tente, comme nous l’avons dit, dans ce cylindre, soit aux 3/4, soit aux 2/3,et même à la moitié de la course.
On doit donc considérer cette quantité comme moyenne, surtout si ony ajoute le 10 e pour compenser les pertes, les refroidissements, etc. Ladépense de vapeur pourrait alors s’élever à 20 ou 24 kilogrammes parheure et par force de cheval nominal, à la pression de 4 atmosphères ; maisla puissance effective serait évidemment plus grande que celle indiquée.La dépense se réduit à 10,12, 15 ou 16 kilogrammes, au plus, en déten-dant à la 1/2, aux 2/3 ou aux 3/4 dans le petit cylindre , avant de passerau grand.
Il est prudent, dans la construction, pour les proportions à donner à lachaudière, d’une part, et pour celles des pompes à air et alimentaires, del’autre, de compter sur une moyenne de dépense, afin de ne pas se trouveren défaut.
Par conséquent, si, comme on peut l’admettre sans crainte , d’une ma-nière générale, on calcule qu’un kilogramme de bonne houille peut en-gendrer 6,5 kilog. à 7 kil. de vapeur, on pourra aisément déterminer lesdimensions convenables à donner aux chaudières, qui, ainsi établies,d’après ce maximum, seront toujours en excès, et par conséquent se trou-veront dans les conditions les plus favorables pour le manufacturier.
Les chaudières à bouilleurs, comme celles qui sont le plus généralementadoptées en France , peuvent produire 25 à 30 kilog. de vapeur, par mètrequarré de surface de chauffe et par heure. Par conséquent 0 m ?50 à 0 m( i 60par cheval doivent suffire pour les machines à deux cylindres dont les détentesne consomment pas plus de 12 à 15 kilog. de vapeur par cheval et par heure.Il est évident qu’en comptant, comme le font les bons constructeurs, sur1 mètre quarré par cheval, pour les machines au-dessus de 15 chevaux, etsur l m 15 à l m 25 pour celles inférieures à cette force, les chaudières pré-sentent notablement plus de capacité qu’il n’est rigoureusement néces-saire, ce qui est tout à l’avantage du propriétaire de l’usine, puisqu’ellespermettent de moins activer le feu, pour les maintenir en vapeur, de nepas fatiguer le chauffeur, et de bien utiliser tout le combustible.
En publiant prochainement les divers systèmes de chaudières nous fe-rons voir leurs dispositions particulières, leur production, et leursavantages.
Puisque d’après les dimensions données dans les tables précédentes, la