PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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force nominale des machines est obtenue, en admettant seulement la va-peur dans le petit cylindre, pendant les deux tiers au plus de la course dupiston , la dépense ne doit pas s’élever à plus de 9 à 15 kilogrammes parheure et par force de cheval, lorsque la machine est en bon état, et parsuite, avec des fourneaux bien établis, la consommation de charbon peutêtre de 2 kilog. à 2 k 20 par cheval et par heure. En travail courant, on nedroit pas consommer plus de 2 k 50 dans les petites machines et plus de2 kilog. dans les grandes.
Si l’on augmentait les dimensions des cylindres, de manière à permettrede marcher à des détentes plus considérables, et en prenant toutes lesprécautions, tous les soins désirables, dans la construction et dans l’entre-tien, on arriverait, comme M. Farcot et M. Legavrian, à ne dépenser quel k 25 à l k 50 au plus par cheval et par heure, en admettant un très-bon étatd’entretien, et de la houille de bonne qualité.
DIMENSIONS DES ORIFICES D’INTRODUCTION.
La section du tuyau d’admission de la vapeur au petit cylindre doit êtreenviron le 1 /20 e de la surface du piston; c’est dans cette proportion que lacolonne relative aux diamètres de ce tuyau a été calculée dans la tableprécédente. Dans les anciennes machines, ce rapport était beaucoup plusgrand et s’élevait au l/30 e et même au 1 /36 e de l’aire du piston, mais il estbien préférable d’augmenter ces dimensions pour éviter les étranglementset par suite des réductions de pression. Lorsque le tiroir est réglé sansavance à l’introduction, on peut se contenter de donner aux orifices d’en-trée au cylindre les proportions de 1 à 20, mais il y a avantage à adopterle rapport l/15 e à 1/16% lorsqu’il y a avance.
L’orifice de sortie, ou le tuyau de communication du petit au grandcylindre, est égal, en section, au 1/25® ou au 1/30' de la surface du grandpiston ; et le conduit d’échappement peut être le 1/20® ou même le 1/15®.C’est surtout pour la sortie du petit cylindre qu’il y a avantage à donnerde l’avance au tiroir de distribution, comme on en donne également àl’entrée du grand cylindre.
DIMENSIONS DE LA POMPE ALIMENTAIRE.
On a vu, par ce qui précède, que la dépense de vapeur, dans les ma-chines, est en raison inverse de la détente et que celles à condensation sur-tout à deux cylindres, sont susceptibles de dépenser le moins, par celamême qu’elles permettent de marcher avec une expansion très-considé-rable.- La quantité d’eau à envoyer dans la chaudière est donc aussi néces-sairement moindre dans un tel système que dans les machines à hautepression et particulièrement dans les machines marchant à pleine pres-sion pendant toute la course, ou une grande partie de la course du piston.