PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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des tubes ; mais il est toutefois plus prononcé sur ceux à section aplatie.
On a objecté, en origine, que ces tubes fonctionnant à peu près commedes ressorts, se fatigueraient et pourraient par suite ne pas indiquer exac-tement la pression en ne revenant pas toujours au point de départ. Cetteobjection ne s’est pas réalisée, en ce que le constructeur a le soin non-seulement d’employer un métal très-homogène et très-résistant, maisencore de l’éprouver à des pressions beaucoup plus considérables quecelle à laquelle l’instrument doit habituellement fonctionner. Ainsi desappareils montés depuis deux ans n’ont pas donné la moindre variation.
La boîte en fonte D, qui renferme le tube et le cadran, est fermée d’uncôté par une plaque de tôle F, qui est la partie appliquée contre le mur dela chambre de la machine ou de la chaudière. Sur la face antérieure qui estapparente, la boite est fermée par une glace ou vitre circulaire G, qui per-met de voir la marche de l’aiguille et les divisions pratiquées sur le cadran.
Dans certains cas, lorsqu’on veut connaître ou limiter exactement lapression maximum à laquelle on a marché, après un temps donné, M. Bour-don adapte à l’instrument une aiguille fixe e, ayant son centre sur la boîte, etportant vers la pointe un petit goujon en saillie, qui, lorsqu’il est rencontrépar l’index ou l’aiguille mobile d, est repoussé jusqu’au degré de pressionqui a été atteint ; et comme il n’est pas ramené lorsque cet index revientsur lui-môme, c’est-à-dire que la pression diminue, l’aiguille fixe reste àcette place et dénonce ainsi le maximum de pression.
Manomètre pour navires a vapeur. — M. Bourdon exécute desmanomètres sur une disposition particulière, pour l’application spécialeaux chaudières destinées aux bateaux à vapeur. Comme quelquefois il nefait pas bien clair dans la chambre des générateurs, comme d’ailleurs onmarche très-souvent la nuit, il a pensé à établir l’instrument de manière àce qu’il puisse être facilement éclairé, et par conséquent que les gradua-tions soient rendues constamment bien apparentes. Une autre conditionqu’il a cherché à résoudre, et qui n’est peut-être pas moins importante,c’est de faire en sorte que les oscillations, les mouvements brusques ou deroulis du navire ne puissent influer sur la marche de l’index et par suitesur les indications de la pression.
Les fig. 8, 9 et 10 montrent la disposition particulière qu’il a imaginéeà cet effet et qui a été adoptée par la marine. Remarquons d’abord que,comme la pression à laquelle les appareils fonctionnent habituellement, estde I 1/2 à 2 atmosphères, ou au plus à 2 1/2, le manomètre est construitpour indiquer la pression de trois atmosphères seulement; il en résulteque pour la même amplitude de l’aiguille, on peut avoir des divisions plusécartées, et par suite visibles à de plus grandes distances.
On voit par les figures que la forme extérieure de l’instrument est dif-férente de celle indiquée précédemment; le tube métallique A, au lieud’être fixé par l’une de ses extrémités, est retenu par son milieu a à lapartie inférieure de la boîte D, au moyen du petit support 6, lequel est percé