PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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]e procédé pour clarifier les saccharates insolubles. L’état alcalin étant à désirerdans la fabrication du sucre, on recommande fortement dans les cas où l’on n’em-ploierait pas le bisulfite de chaux ou d’autres agents antiseptiques, de rendre ladissolution alcaline par le moyen de la chaux que l’on ajoutera avec un grand soin,soit à la machine à râper, soit au moulin à trancher.
En résumé , l’invention patentée au nom de M. Newton est basée sur :
1° L’usage des bisulfites ou des sulfites acides (surtout le sulfite acide de chaux,comme agents préservateurs de la fermentation et comme dépurateurs des jus végé-taux contenant du sucre eristailisable.
2° L’emploi des diverses substances antiseptiques décrites ci-dessus, employéescomme préservateurs de la fermentation dans les liqueurs sucrées.
3 Q L’emploi de la baryte , de la strontiane et des sulfures de barium et de stron-tium , de la chaux , et d’autres oxydes métalliques pour la précipitation et la sépa-ration du sucre eristailisable à l’état de saccharates insolubles.
4° La manière de produire les saccharates sus-mentionnés, et d’en séparer lesucre à l’état de pureté.
5» L’emploi des bisulfites et des sulfites acides ( particulièrement le sulfite acidede chaux), comme défécateurs des liquides contenant la matière saccharine crista-lisable.
OBSERVATION.
La description qui précède comprend, comme on vient de le voir, plu-sieurs procédés qui ne sont autres que des copies prises sur divers brevetsfrançais .
Parle système déplorable et criant adopté jusqu’ici en Angleterre, onavait la faculté, ayant six mois après l’obtention du grand sceau, pourfournir les dessins et la spécification d’une patente, de réunir dans cettedernière les différents moyens se rattachant plus ou moins directement autitre général, et que l’on prenait impunément à divers inventeurs, c’est-à-dire que l’on commettait de véritables spoliations.
Nous avons l’espoir que par le nouveau projet de loi qui s’élabore en cemoment dans ce pays, il n’en sera plus ainsi. Déjà il ne suffit plus, aujour-d’hui, en formant une demande de patente, de donner le titre seulement,il faut déposer une première spécification et un dessin, s’il y a lieu, faisantconnaître le principe de l’invention que l’on désire faire privilégier.
On demande en outre de réduire notablement les frais de ces patentes,qui sont si exorbitants, et d’accorder plusieurs années pour effectuer lepayement de la taxe.