PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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dans le placement des lames : celles-ci (fig. 1), au lieu d’être soudées àdemeure, étaient au contraire rendues fixes ou mobiles à volonté. C’est lamailleuse perfectionnée que nous avons représentée sur les figures citéesprécédemment ; on y reconnaît le porte-lames en cuivre d dans lequel sontlogées toutes les lames, l’embase fixe e et l’embase mobile e' entre les-quelles ces lames sont comprises. Lorsqu’on veut changer ou remplacerl’une d’elles, b, (fig. 1 et 2), il suffit d’enlever l’embase mobile avec sonécrou et de les replacer dès l’opération terminée. Ce genre de mailleusetourne sur pointes ou coussinets.
La première idée du métier circulaire paraît appartenir à M. Andrieux,qui, le 8 septembre 1815, prenait à Paris un brevet d’invention de quinzeans, pour un Métier propre à exécuter, par un mouvement de rotation con-tinue, des tricots circulaires et sans fin, de toutes dimensions, nommé TRI-COTEUR CIRCULAIRE SANS FIN (1).
Ce métier se composait d’une table circulaire en bois, autour de laquelleétaient ajustées séparément des aiguilles semblables à celles du métier àbas ordinaire. Au centre de cette table était un plateau portant les diffé-rents organes de distribution du fil et de formation de la maille. Ce pla-teau se manœuvrait, d’abord, au moyen d’une manivelle, dit l’auteur, maisplutôt réellement par un levier à manche solidaire avec le plateau. L’ou-vrier, en saisissant ce levier et en tournant avec lui autour du métier, pro-menait les divers organes mobiles sur les aiguilles fixes et y donnait nais-sance à une étoffe continue sans fin ayant la forme d’un tuyau cylindrique.Les organes mobiles se composaient de roulettes de différentes formesfaisant fonctions de mailleuse (celle-ci, semblable à celles de M. Leroy),de roue de presse, d’abatteuse et de rentre use.
M. Andrieux, qui n’avait qu’un jeu d’organes mobiles, prévoyait qu’onpourrait en mettre plusieurs, et arriver ainsi à faire un travail double,triple, etc.
Dans une addition datée du 11 janvier 1821, il signalait d’importantesaméliorations :
1° L’emploi de platines pour amener la maille sous le bec des aiguilles.Ces platines se placent entre chaque aiguille, et s’ajustent de manière àpouvoir avancer ou reculer à l’aide d’un guide fixé sur le métier, et placéde telle sorte que le fil passe par-dessus le bec de l’aiguille au momentoù l’action de la presse a lieu , et qu’elle vienne se porter à l’extrémité del’aiguille; ce qui s’appelle faire l'abattage.
De cette manière, la maille est produite, et il faut la repousser derrièrepour donner à la première roulette les moyens de recommencer une nou-velle maille, ce qui se fait à l’aide d’un autre guide courbe disposé sur lemétier, en avant du tricot, et placé de manière à en opérer l’éloignement.
2° L’emploi de petits rouleaux alimentaires pour la distribution du fil;
(1) iïrevets expirés, t. XX, p. 20% pi. 12.