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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
3° La commande par un arbre horizontal à manivelle, garni, vers le milieudu métier, d’un pignon d’angle engrenant avec une couronne, commandeanalogue à celle qu’on a conservée jusqu’à présent, et qui dispense l’ou-vrier de se déplacer;
4° L’emploi d’une roue de presse à denture interrompue, pour fabriquerdes variétés de dessin. On comprend en effet que cette roue, en raison desa denture, passant sur une partie des aiguilles sans les presser, produit desmailles interrompues dont l’effet peut être très-agréable à l’œil.
M. Andrieux résume ses perfectionnements en observant, comme nous,que l’ouvrier n’est plus obligé de tourner autour du métier pour lui im-primer le mouvement, et que le métier se trouve suspendu au plafond parun arbre qui part du centre et qui est fixé à demeure.
Une autre disposition de métier du même auteur consistait à placer lesaiguilles à l’intérieur d’un cercle en cuivre portant à sa circonférence exté-rieure des dents qui, au moyen d’un pignon avec lequel elles engrenaient,servaient à le mettre en action. Ce cercle tournait sur trois galets. Le fil yarrivait tangentiellement, au moyen d’un guide, et entrait naturellementsous le bec des aiguilles.
L’action du cueillage s’effectuait au moyen d’une grande roue a (fig. 3),portant sur sa circonférence un certain nombre de platines b (1). Ces pla-tines descendaient les unes après les autres entre chaque aiguille, avec lamatière, et remontaient de même au moyen d’une petite poulie c, placéede manière à rester dans le cercle, et à faire faire alternativement la bas-cule à ces platines au moment où elles touchent les aiguilles.
Le cueillage étant ainsi fait, une autre roue, placée diagonalement sousles aiguilles, ramène la maille qui a dû être précédemment faite par dessusle bec des aiguilles, pendant qu’une troisième roue, rapportée au-dessusde la précédente, fait l’office de la presse.
Trois autres roues, placées ensuite diagonalement, reprennent l’ouvragealternativement, pour le porter jusqu’à l’extrémité de l’aiguille, et font parconséquent l’office de l’abattage ; puis un guide fixe, disposé en forme decame, repousse l’ouvrage par derrière l’aiguille, pour donner à la premièreroulette la faculté de recommencer l’opération.
Par une deuxième addition, datée du 17 septembre 1824, M. Andrieuxapporta au métier circulaire des changements consistant dans une nouvelleforme donnée aux roulettes, de manière à supprimer toutes les platines.Ces roulettes étaient munies d’ailes en acier, inclinées sur les aiguilles demanière à forcer le tricot à aller tantôt en avant et tantôt en arrière.
Quatre roulettes suffisaient pour faire le tricot.
Nous ne pensons pas que ce dernier perfectionnement ait été sanctionnépar la pratique; mais on a pu remarquer avec nous que M. Andrieux est
(4 j Nous n’avons indiqué qu’une de ces platines à la partie inférieure pour en faire plus facile-ment comprendre le jeu; nous manquions d’ailleurs de renseignements complets, mais on n’encomprendra pas moins le principe posé par M. Andrieux en 1821.