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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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l’auteur de plusieurs principes manufacturiers qui subsistent encore au-jourd’hui. Aussi c’est réellement à dater de cette époque que l’industriedu tricot circulaire prit une véritable extension, pour arriver au haut de-gré de perfection qu’elle occupe maintenant.

Un métier, que les auteurs appelèrent, comme M. Leroy, Tricoteurfrançais , fut breveté pour quinze ans, au nom de MM. Pinet, Demenou,Fabre et Pontus, à Paris , le 22 octobre -1818 (1). La description et les des-sins de cette machine ont été tenus secrets (nous ne savons pourquoi)pendant toute la durée du brevet. Ce métier fabriquait spécialement descouvertures de laine, des tapis de pied et du drap. Nous constatons sim-plement cette invention comme date, car elle paraît être la première ayantrapport à l’industrie des grosses laines. Elle mentionne également la ron-delle pesante qui tend constamment le tricot à la partie inférieure, et aideà l’abattage. La mailleuse employée est celle de M. Julien Leroy.

Suivant les auteurs, la machine débite par jour, et à l’aide d’un seulhomme, 36 couvertures de laine.

Le 27 juin 1834, M. Braconnier prenait un brevet de cinq ans, pour ungenre de tissus fabriqués de manière à introduire différentes matièresd’or, d’argent, de laine ou de soie avec la matière principale. Ce nouveaugenre de fabrication, qui produisait des dessins variés, devait s’effectuer àl’envers (2).

C’est vers cette époque que l’industrie des métiers circulaires commençaà se répandre à Troyes , où MM. Burthey, Fouquet, Jacquin et Gilletconstruisirent quelques métiers. A la vérité, ces métiers étaient impar-faits, mais ils firent travailler, et devinrent le germe de la perfection quiles distingue maintenant.

Le 27 décembre 1838, M. Gillet, qui travaillait constamment et avec fruitaux métiers circulaires à tricot, prit un brevet d’invention de dix annéespour un métier qui fabriquait les tissus à côte (3). Voici comment ce mé-tier fonctionnait :

La roue mailleuse (4) roule obliquement sur la fonture fixe, et ses ailess’engrènent très-juste et très-profondément avec les aiguilles de cette fon-ture. C’est sur cette roue que passe le fil, qui, étant obligé de suivre chaqueaile dans son engrenure avec les aiguilles, se cueille et reste sous les becs decelles-ci, où il se trouve placé par l’obliquité de la roue mailleuse, laquelleobliquité est suffisante pour former les deux mailles.

Le fil cueilli et introduit sous les becs des aiguilles, celles de la fonturemobile sont obligées d’avancer en glissant sur sa face, et c’est arrivées aüpoint de contact des aiguilles de la fonture fixe avec la roue de presse, quepresque aussitôt la fonture mobile amène avec elle l’ouvrage fabriqué, jus-

(1) Brevets expirés , t. XXVII, p. 84, pl, H.

(2) Brevets expirés, t. XXXIII, p. 284.

(3) Brevets expirés , t. LX1X, p. 352, pl. 42.

(4) Houe mailleuse à dents fixes.