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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

qu’à ce que la maille déjà faite soit posée sur le milieu du bec d’aiguille dela fonture fixe, et que le fil récemment cueilli se trouve prêt à former brideà cette nouvelle maille.

Ces mailles étant ainsi disposées, les aiguilles mobiles glissent jusqu’aupoint où une seconde roue de presse a son contact avec la fonture mobile.A cet instant, les mailles qui étaient prêtes à se former sont entièrementfaites. Aussitôt qu’elles sont abattues, les aiguilles-platines(1) descendentle long d’un plan incliné, pendant que la roue de presse ferme lesdites ai-guilles, fait mettre sur leurs becs la maille déjà produite, et leur fait garderpour bride le fil récemment cueilli; alors les aiguilles mobiles sont sortiesde la fonture fixe

Pour obliger les mailles à se former ou à s’abattre, et pour éviter lesmailles doubles, il existe dans l’intérieur du métier deux rondelles très-minces vers leur bord, et tournant très-librement sur leurs axes. La pre-mière oblige la maille delà fonture fixe à se fermer entièrement; la secondeoblige les mailles de la fonture mobile à s’abattre de même.

L’ouvrage fabriqué descend dans l’intérieur du métier, c’est-à-dire qu’ilpasse entre les aiguilles-platines et le corps principal du métier.

Les mailles étant tombées de part et d’autre sur les deux fontures, lesaiguilles de la fonture mobile remontent sur le plan incliné ; l’ouvragetourne jusqu’aux points où les trois rondelles le forcent à se rapprocher ducorps du métier. La mailleuse cueille son fil. Le premier abattage se formeen un point du métier, et le second en un point opposé, pour continuerainsi de suite sans interruption.

En faisant fonctionner le métier comme il vient d’être expliqué, on ob-tient un tricot côte une et une. Pour fabriquer toutes les autres espècesde côtes, il suffit de diviser le nombre des aiguilles de la fonture mobile,suivant le genre de côte que l’on désire, sans qu’il soit besoin de changeraucune pièce principale du mécanisme.

Dans tous les métiers que nous venons de décrire, nous n’avons men-tionné que des roues mailleuses à dents fixes. L’idée de rendre ces der-nières mobiles est revendiquée par M. Jacquin, dans un brevet de quinzeans qu’il prit en 1841, le 8 mars, sous le titre général de perfectionnementdans les métiers à tricot. Néanmoins, nous trouvons qu’avant lui, d’autresmécaniciens ou fabricants de Troyes avaient eu, de même que M Andrieux,les premières idées de la mobilité des platines et des principaux principesqui constituent le brevet de M. Jacquin. Nous constaterons simplement cesprincipes d’après l’ordre des dates.

En 1838, le 27 décembre, M. Coquet prit un brevet pour une nouvellemachine propre à opérer le cueillage du coton, de la laine, de la soie, etc.,que l’on peut adapter à toutes espèces de métiers circulaires.

(!) Les aiguilles sont fixées à l’extrémité des platines cl font corps avec elles au moyen de la sou-dure d’étain.