PUBLICATION INDUSTRIELLE.
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Cette mailleuse est appelée par l’auteur Arachné , parce qu’elle possèdeune multitude de platines dont le mouvement ressemble beaucoup à celuides pattes d’une araignée qui travaille. Ces platines, après avoir cueilli lefil en quantité suffisante, l’amènent sous les becs des aiguilles de la fonturedu métier, et opèrent ainsi le formage.
La mailleuse en question est représentée fig. 4 et 5, pi. 31, suivant unevue extérieure et une coupe par l’axe.
Le corps principal se compose d’un disque ou virole en cuivre a, refendudans tout son contour par des traits de scie bien équidistants entre eux, etdu même écartement que les a'guilles de la fonture du métier. Des pla-tines c glissent facilement dans ces ouvertures, et sont maintenues vers lecentre par une saillie circulaire b, fondue avec la cuvette g, dont le bordinférieur forme une suite de dents aiguës pour accrocher des ressorts àboudin h. Ces ressorts sont en laiton, et relient les saillies dont nous venonsde parler avec les platines c.
U Arachné est montée libre sur un arbre en fer traversantla douille e. Lecorps principal a est surmonté d’une roue d’angle d, par laquelle il reçoitavec ses platines son mouvement de rotation d’un pignon analogue. Dansce mouvement, produit par celui même du métier circulaire, les platines carrivent sur le plan incliné ou mentonnet x, et sont obligées d’y monterjusqu’au sommet. C’est en ce moment que le coton est sous la platine, quipresque aussitôt, tombant par la traction d’un des ressorts à boudin, cueillele coton et l’entraîne sous le bec d’une des aiguilles du métier, jusqu’à cequ’il soit pressé et abattu et que la maille soit entièrement formée.
D’après ce qui précède, on reconnaît que Y Arachné ou Mailleuse deM. Coquet accomplit les opérations du cueillage par trois mouvements :
1° Mouvement d’élévation des platines pour l’alimentation du fil sur lesaiguilles;
2" Mouvement de cueillage ou d’abaissement desdites aiguilles pouronder le fil, c’est-à-dire le faire pénétrer entre les aiguilles;
3° Mouvement de crochetage, c’est-à-dire d’entrée sous le bec,
Le principe des deux premiers mouvements est tout entier dans l’emploid’une came ou excentrique combiné avec la traction des ressorts de rappel.
Celui du dernier mouvement réside dans la forme du bec des aiguilleset dans la rotation même de tout l’ensemble.
En 1839, également (1), M. Burthey imagina la mailleuse que nous repré-sentons, fig. 6 à 9. Elle contient en principe :
1° La mobilité des platines;
2° Le mouvement de va-et-vient déterminé par une came, ou plan incliné,
(1) Nous donnons celte date sous toute sréscrves, car elle a été contestée dans un procès récen tentre MM. Fouquet et Jacquin, quoiqu’à noire avis les faits connus à froyes prouvassent surabon-damment son aulheniicité. M. Burihev, comme beaucoup d'inventeurs, était trop pauvre alors pourpouvoir faire les frais d’un brevet d’invention qui lui était dû à tous égard?.
Vil.
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