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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
qui, convenablement disposé à l’intérieur du cercle des platines, les presseau moment de leur fonction ;
3° L’idée d’établir la mailleuse avec deux parties principales : l’une fixe,c’est la came, et l’autre mobile, ce sont les platines qui tournent sur cette■dernière.
On reconnaît, parles figures, que la mailleuse se fixe sur le métier par latige verticale a , lui servant de support, et que les platines b (fig. 9) sonttoutes rangées en cercle sur la partie fixe c. Une came d, fixée à l’extérieurde cette partie, provoque la sortie graduelle des platines en temps utile,tandis que des petits ressorts, logés à l’intérieur, rappellent constammentces dernières, après chaque mouvement de cueillage, par leur liaison avecle bec b'.
En 1841, comme nous l’avons dit, M. Jacquin demandait son brevetde 15 ans. Nous donnons (fig. 10 à 15) les vues détaillées de sa mailleuse,perfectionnée depuis cette époque.
Les fig. 10 et 11 en représentent les deux extrémités respectives.
La fig. 12, la coupe verticale, suivant l’axe.
La fig. 13, un détail de la pièce circulaire, à rigole excentrique, dansdans laquelle sont engagées toutes les platines.
La fig. 14, la môme pièce, munie des dents ou platines.
La fig. 15, une platine, de grandeur naturelle.
La mailleuse se compose d’un axe central a, sur lequel viennent s’ajustertoutes les pièces fixes ou mobiles. Cet axe, dont les extrémités sont termi-nées en pointe, se place sur le métier, entre deux supports s z' (1) (fig. 19),et reçoit, 1° la roue dentée c, qui engrène avec les aiguilles i de la fonture,pour donner le mouvement aux platines; 2° un canon en cuivre e, solidaireavec cette roue par 3 vis, et formant le corps de la mailleuse; 3° une ron-delle /, pour recevoir les platines inclinées et les maintenir dans le mouve-ment qu’elle leur imprime ; 4° les platines b, armées chacune d’une saillie opénétrant dans l’ouverture excentrée de la pièce d’acier/ ; 5° le talon encuivre g, muni lui-même de la rainure excentrique o', et 6°, enfin, l’arrêtà vis h, qui maintient la juxtaposition des pièces précédentes.
Le talon en cuivre porte à sa partie supérieure une encoche j, qu’unevis z' rend à volonté solidaire avec le métier, en empêchant tout mouve-ment de rotation sur l’axe a; mais lorsque le métier est mis en mouvement,les aiguilles i, faisant l’office de crémaillère, attaquent successivement lesdents de la roue c et transmettent l’impulsion aux platines b. Comme cesdernières sont prisonnières, par leur saillie, dans la rigole o', il s’ensuitqu’elles parcourent rigoureusement le même chemin, et sortent seulementen temps utile pour cueillir le fil et le faire entrer dans les crochets des
{\) Pour l’intelligence du travail de la mailleuse que nous décrivons, nous l’avons placée sur lemétier représenté fig. 19 et 20, qui a été établi par MM. Fouquet et Motte. Réellement on devrait yvoir une mailleuse analogue à celle du côté gauche et dont il sera question plus loin.