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Tome septième.
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PUBLICATION INDUSTRIELLE.

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au métier circulaire et à ailette de roues mobiles divisées propres à faire destissus doubles et à dessins, un brevet de dix ans, qui leur fut délivré le15 octobre de la même année, et dont les fig. 16 et 17, pl. 31, donnentlidée principale.

MM. Braconnier et Martenot proposent, en effet, de faire des tissus dou-bles au moyen de mailleuses additionnelles fixées obliquement au-dessusdes aiguilles et munies chacune dune roue de presse à intervalles inter-mittents. Cette roue ne fermant les becs des aiguilles que de deux maillesen deux mailles, ou plus, suivant la combinaison des dents et des inter-valles, permet non-seulement dobtenir des tricots doubles ou croisés,triples, quadruples, etc., mais encore des dessins dont la variété estinfinie.

On se rappelle que M. Braconnier soccupait dune question analogue dès1834, mais seulement pour lintroduction de matières étrangères au corpsmême du tissu.

Son invention de 1844 est très-remarquable et surtout très-simple, carelle se résume par une mailleuse portant dun côté les platines fixes b, et delautre la roue de presse à denture intermittente a.

La fig. 16 représente à la fois les deux côtés; sur une moitié de soncontour, celui supérieur, on voit la disposition des platines ; sur la secondemoitié, la roue de presse avec ses intermittences. Il en est de même de lafig. 17, qui représente à la fois la coupe suivant laxe et la vue exté-rieure.

Les platines comme les dents de la roue sont inclinées dans le mêmesens par rapport à laxe commun.

Le tissu qui se fabrique sur les métiers circulaires se tend à sa base,ainsi que nous allons bientôt le reconnaître, au moyen dune large rondellepesante empêchant toute perturbation dans le jeu respectif du fil et desaiguilles. M. Mallet prit, le 22 février 1845, un brevet dinvention pour desprocédés de guillochage principalement applicables aux métiers circulairesà tricoter accompagnés d'une machine à enrouler létoffe , dans lequel onremarque la disposition de rouleaux suivant exactement le mouvement dumétier et commandés par la même manivelle, de manière quau fur et àmesure de la production du tricot, il senroule sur ces rouleaux en se ten-dant convenablement. Nous regrettons que le dessin soit assez peu intelli-gible pour nous obliger à mentionner seulement cette nouvelle appli-cation.

Le 28 janvier 1845, alors que le brevet de MM. Braconnier et Martenotétant délivré devenait visible au ministère du commerce, M. Pétillion pritun brevet de quinze ans, reproduisant identiquement les caractères dis-tinctifs que nous venons dexaminer ; son titre porte : Manière de faire dutricot croisé avec des métiers circulaires. Nous voudrions penser que lesauteurs ont eu, à différentes époques, les mêmes idées; mais les deuxdessins sont si identiques pour représenter et linvention et la même por-