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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
trer dans des entailles j ménagées exprès au bord de ces boîtes. Ces vissont taraudées dans l’épaisseur du fort support C qui sert à relier l'appa-reil avec le plateau fixe À du métier, à la hauteur convenable au-dessusdes aiguilles.
Au-dessous de ce support C sont aussi adaptés deux coussinets en acierI) D', qui sont légèrement coudés pour recevoir, l’un, l’extrémité ou letourillon de l’axe E, qui transmet le mouvement de rotation continu aumécanisme ; l’autre, la vis de rappel E', qui sert de pointe à l’autre extré-mité de cet axe et lui permet de le serrer au point convenable pour qu’iln’ait pas de jeu, mais aussi pour qu’il puisse tourner librement.
Ces deux coussinets sont tenus au support au moyen d’écrous et decontre-écrous à l’aide desquels on règle exactement leur place, et par suitela hauteur des deux extrémités de l’axe. La fig. 19 indique que l’une deces extrémités est plus éloignée du support que l’autre, afin que la partieinférieure soit un peu inclinée par rapport à l’horizon, d’une quantité cor-respondante à celle des platines.
Sur les faces intérieures des boîtes M, P et contre celles des rondellesR, S sont rapportés des disques en acier L, O auxquels on a donné uneforme particulière. Le premier L (fig. 25) présente une rainure o' qui esten grande partie circulaire, mais qui, sur une portion delà circonférence,est exécutée en forme de came d, comme dans le système Burthey. Or,comme les lames ou les platines b, qui sont toutes logées, mais d’une ma-nière libre, suivent le sens du rayon, dans les rondelles R, S, et qu’ellestraversent la rainure du disque L, qui est fixé à la boîte M, il faut néces-sairement que dans le mouvement de rotation des rondelles, ces platinessuivent la courbe de l’excentrique, c’est-à-dire qu’elles forment exacte-ment le cône, ainsi que nous l’avons déjà remarqué, tant qu’elles sontdans la partie circulaire de la rainure; mais celles qui se trouvent dans laportion excentrée sont nécessairement forcées de s’éloigner du centre.
Cette disposition est faite pour obliger les platines à se rapprocher parleur bout V , qui est courbé en forme de crochet, des aiguilles du métier,et même à pénétrer successivement dans les espaces que les aiguilles lais-sent entre elles, de manière qu’elles forment alors exactement comme unengrenage. Or, dans cet engrènement, le bout des platines oblige le fil àpénétrer dans le bec des aiguilles; mais il faut de plus qu’elles le poussentjusque dans le fond du bec. A cet effet, il faut que ces platines aient unautre mouvement qui, comme nous allons le reconnaître, est déterminéjustement par le second disque O, adapté à la boite P.
Ce second disque présente également une rainure qui est aussi en partiecirculaire, mais sur près d’un quart de sa circonférence est une portioncourbe o", formant une saillie assez prononcée et sur laquelle les platinessont alternativement appelées, parce qu’elles portent chacune à la queueune petite entaille ô 2 qui, lors de leur passage sur la courbe, force néces-sairement les platines à marcher de droite à gauche, c’est-à-dire du centre