PUBLICATION INDUSTRIE I LE.
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du métier à sa circonférence. On conçoit que dans ce mouvement, les cro-chets des platines tirent le fil avec eux et l’obligent à le pousser jusqu’aufond du bec des aiguilles et l’y maintiennent parfaitement jusqu’à ce quela maille se fasse.
On ne craint plus alors que le fil ne se dégage trop tôt du bec desaiguilles, on est certain d’obtenir toujours des mailles parfaites, sans dé-fauts, et l’on a cet avantage, non-seulement lorsqu’on opère sur des cotons,quel que soit leur degré de finesse, mais encore lorsqu’on veut travailleravec d’autres matières. La précision est extrême, les opérations se suiventavec la plus grande régularité.
Pour donner le mouvement de rotation au système, l’axe E porte uneroue droite c, qui a ses dents exactement parallèles à cet axe et qui en-grène avec les aiguilles; par conséquent, dans la marche circulaire decelle-ci, la roue et l’axe sont forcés de tourner, et dans ce mouvement ilsentraînent nécessairement les deux rondelles lt et S, qui sont portées surl’axe et solidaires avec lui par une douille intermédiaire U. Il s’ensuit queles platines, qui sont toutes engagées dans ces rondelles, sont aussi obligéesde suivre le même mouvement.
Ce mouvement s’opère d’autant mieux que l’engrènement de la roue cet des platines avec les aiguilles se fait exactement comme dans un engre-nage ordinaire, les platines se trouvant dans la direction même desaiguilles ainsi que l’axe qui occupe le même plan que l’axe du métier, dis-position évidemment la plus rationnelle et la plus convenable de toutescelles que nous avons examinées.
Tout récemment, M. Fouquet a proposé de supprimer la rainure excen-trique o' et de la remplacer par un ressort à boudin h embrassant toutesles platines à l’extérieur. La saillie d, qui fait pénétrer les platines entreles aiguilles, existerait toujours, mais le rappel ou la rentrée de ces platinesaurait lieu par le ressort à boudin.
Maintenant que nous avons décrit non - seulement la mailieuse deM. Fouquet mais encore toutes celles qui avaient été imaginées précé-demment, nous allons décrire le métier sur lequel s’effectue le tricot sansfin, avec ou sans dessins, pour chaussettes, bas, camisoles, jupons, etc.Nous en avons reconnu les perfectionnements successifs. On verra qu’il estarrivé, entre les mains de MM. Fouquet et Motte, à un degré de précision,de solidité et de simplicité remarquables.
DESCRIPTION DU MÉTIER CIRCULAIRE
CONSTRUIT PAR MM. FOUQUET ET MOTTE, ET REPRÉSENTÉ SUR LES FIG. 19
ET 20 , PL. 31 .
Les métiers circulaires sont ordinairement suspendus à un châssis solideet élevé par un axe vertical en fer A', qui porte tout le métier et qui lemaintient à la hauteur convenable pour que les ouvriers ou ouvrières puis-sent tourner autour et surveiller chacun des mouvements.