410
PUBLICATION INDUSTRIELLE.
rieure d’une rondelle en bois r 2 , garnie d’un poids s 2 , et que c’est par latension constante de cet appendice que les platines ne peuvent se désor-ganiser, puisqu’elles se trouvent sous ce tissu tendu. Lorsqu’on veut com-mencer une pièce nouvelle, on se sert d’un ancien chef-, on fait pénétrerles mailles dans chacune des aiguilles, puis, après avoir placé le poids, onse trouve dans les mêmes conditions que si la pièce avait déjà une cer-taine longueur.
Le fil qui arrive des bobines I' s’introduit sous la mailleuse E, dont lesplatines mobiles, se détachant régulièrement en dehors de leur circonfé-rence conique, cueillent, placent le fil entre chaque aiguille, et le retirentpresque instantanément pour le faire pénétrer dans le fond du bec, où ilreste pendant l’abattage du fil, dont la maille est déjà formée, et qui a étérentré par les roues J / . Mais pour que ce dernier fil, déjà formé, ne puisses’engager de nouveau dans le bec, une roue X vient presser sur la pointedes aiguilles, la fait pénétrer dans la châsse, et forme ainsi une surfacesans aspérités où le fil peut glisser, graduellement poussé par la came dechute G, jusqu’à l’abattage définitif obtenu, comme nous l’avons reconnu,au moyen de la roue unie H 7 .
Chaque métier peut recevoir, suivant son diamètre, un plus ou moinsgrand nombre de systèmes, c’est-à-dire former un plus ou moins grandnombre de mailles pendant un tour complet. I! doit comprendre alors au-tant de mailleuses, de roues de presse, de cames, etc., qu’il y a de sys-tèmes. Le métier que nous décrivons en possède deux seulement.
Le prix des métiers varie suivant les dimensions et le nombre de sys-tèmes. Ainsi les métiers de 55 à 89 centimètres de diamètre et à quatresystèmes, coûtent de 700 à 1,400 francs, et ceux de 22 à 61 centimètres,à deux systèmes, coûtent de 350 à 1,000 francs.
En 1845, le 6 octobre, nous retrouvons encore M. Gillet, qui, sous letitre de Métier circulaire propre à la fabrication des tricots-chaînes, pre-nait un brevet de dix ans reposant sur les moyens d’obtenir un produitépais, soyeux et résistant, principalement applicable aux tricots d’hiver.
Son brevet est très-explicite, il repose sur l’emploi mixte de mailleusesordinaires, fabricant un tissu régulier, et de mailleuses nouvelles à ailettesgarnissant à l’intérieur ledit tissu de un, de deux ou de trois fils supplémen-taires.
Ce double travail produit une étoffe désignée sous le nom de tricots-chaînes.
Si perfectionnés que fussent les métiers circulaires, il fallait encorechercher les moyens de les commander par moteur continu, sans risquede faire des déchets ou de fausser le mécanisme. Dès l’origine, beaucoupd’inventeurs avaient songé à cette faculté, et se la réservaient dans leursbrevets. En 1843, M. Fistet en faisait le sujet d’un brevet qu’il prit le 15 mars,