PUBLICATION INDUSTRIELLE.
413
l’avantage de supprimer à peu près toutes les difficultés que l’on rencon-trait sur les métiers circulaires et rectilignes ordinaires pour opérer la fa-brication des matières dures ou peu flexibles. On peut y fabriquer, suivantl’auteur, le coton, le coton retors, le fil de lin et de chanvre, la laine pei-gnée, la soie, et généralement tout ce qui peut être filé, même le fil defer, et cela avec autant de facilité que le coton ; on obtient, surtout pourles matières fines, un tissu bien supérieur en qualité et en beauté à cer-tains tissus fabriqués par les moyens ordinaires.
Dans ce métier, la mailleuse est supprimée et remplacée par un cercleou couronne qui entoure entièrement le métier et qui détermine le jeu desplatines. Aussitôt que le fil est distribué, les platines le retiennent dans lebec des aiguilles jusqu’après le passage de la roue de presse, et ne le lâ-chent qu’au moment où la maille, poussée par l’abattage, vient tombersur la maille inférieure. C’est ainsi que l’on obtient un formage régulier.Chaque maille étant prise, maintenue et lâchée successivement, les ma-tières les plus dures et celles très-peu flexibles ne peuvent sortir du bec del’aiguille avant que la maille ne soit formée.
Ce système permet aussi de serrer les aiguilles autant qu’on le veut, etpar conséquent de construire des métiers d’une jauge très-fine, ce qu’ilest difficile de faire avec les systèmes anciens.
Comme l’agencement ou la suspension de ce métier est analogue auxsystèmes déjà décrits, nous n’y reviendrons plus et nous n’insisterons réel-lement que sur les parties nouvelles ou perfectionnées.
La fig. Il représente une élévation extérieure d'un métier en fonctions,par conséquent garni de tous ses accessoires.
La fig. 12 en est le plan vu en dessus.
La fig. 13, une coupe verticale faite suivant un plan passant à la fois parl’axe du métier et celui de l’arbre de commande.
Toutes ces figures sont dessinées à l’échelle de 1 /5 e . On fait sur ce mo-dèle de métiers des appareils de toutes grandeurs, mais on arrive plusaisément avec ce système à travailler les tissus fins.
Dans cette machine, les parties qui fabriquent les tissus tricotés sont :
1° Les platines M, représentées fig. 3 à 7, à une échelle moitié d’exécu-tion. Ces platines sont en acier et portent un bec pour amener le fil sousles aiguilles, ainsi qu’une encoche pour s’engager dans un cercle ondulé,suivant les diverses opérations à exécuter.
2° Les contre-platines N, de même métal et de même épaisseur, maisaffectant, comme dans les autres métiers, la forme rectangulaire.
3° Les aiguilles a' (fig. 1 et 2), complètement semblables à celles quenous avons déjà décrites.
Comme on a pu se familiariser avec la marche générale d’un métier cir-culaire, nous décrirons d’abord de celui-ci la partie essentielle, celle rela-tive à la formation de la maille.
La fig. 3 montre la disposition de toutes les pièces travailleuses au corn-