Band 
Tome septième.
Seite
414
JPEG-Download
 

PUBLICATION INDUSTRIELLE.

414

mencement de lopération. On voit que les platines M occupent, comme lescontre-platines N, les intervalles qui séparent chaque aiguille, avec cettedifférence, toutefois, que les contre-platines jouent entre ces aiguilles sansen sortir, tandis que les platines entrent et sortent exactement comme cellesdune mailleuse. Nous avons dit que ce mouvement était produit par undouble cercle ondulé : nous reviendrons sur sa disposition particulière.

Le brin de coton ou dautres matières représenté en V", sur les fig. 3à 7, est amené sur les aiguilles a' , ainsi que cela a lieu dans tous les mé-tiers, au moyen dun mécanisme particulier agissant comme les cylindrescannelés des filatures. Ce brin de coton est destiné, comme on sait, àpasser dans le bec de laiguille ; la fig, 4 indique cette opération, quiseffectue par le cercle ou chemin de fer excentrique D et par le cro-chet b". Cest à ce moment que la roue de presse S appuie sur le becpour le faire entrer dans la châsse et que le deuxième fil placé précé-demment sur les aiguilles peut séloigner vers le bord poussé par lescontre-platines N (fig. 5). Les platines M se retirent et les contre-platinesverticales continuent leur office (fig. 6) jusquà ce quenfin Y abattage sup-plémentaire c" ( fig. 7 ) agissant, force par son action le fil v" à passer sousles aiguilles et à faire partie du tricot continu tendu par le contre-poids.

La série de mouvements nécessaires pour obtenir laction simultanéedes platines et contre-platines consiste en résumé :

1° A les faire avancer et reculer à laide dun double chemin de fer DD'présentant des courbes ondulées (fig. 12 ) qui agissent sur les parties m m'des platines M.

2° En faisant tomber ces dernières sur le brin de coton pour opérer lecueillage et lentraîner ensuite au fond du bec, opération obtenue par unecame de chute T 2 détaillée fig. 14 et 15, et sous laquelle passent les platines.

3° En fermant le bec des aiguilles à laide dune roue de presse S, dé-taillée fig. 16 et 17. Pour éviter une pression trop forte qui, dans cer-tains cas, pourrait fausser les aiguilles, on a placé sous ces mêmes roues S,une pièce de soulagement ou souteneuse L (fig. 11, 18 et 19) montée à vissur un support 1/, afin de régler son élévation.

4° En faisant avancer les contre-platines N à laide de cames d'abattages 3indiquées seulement au plan (fig. 12) et à la partie inférieure du détail(fig. 16 et 17), on se rappelle que cest lorgane qui repousse le fil en de-hors du métier.

Les petites roues rentreuses k (fig. 9 et 10), montées sur le support k r ,remettent ces dernières à leur position primitive. Comme elles sont pla-cées sous les aiguilles, elles ne sont pas visibles dans les vues densemble.Mais la lettre k (fig. 12) repère leur position réelle.

5° Enfin, en faisant relever les platines par une ondulation pratiquéesur le chemin D, en sens contraire des premières, cest-à-dire vertica-lement. Lopération est complétée par labattage supplémentaire (fig. 7,