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PUBLICATION INDUSTRIELLE.
quinze ans pour un système de couture mécanique applicable aux tissus debonneterie , puis, le 2 décembre de la même année, une addition beaucoupplus complète.
M. Gruber, également mécanicien à Troyes , prit entre ces deux dates,le 3 octobre 1850, un brevet pour une machine analogue qu’il appelleMachine à coudre sur les métiers circulaires.
Le principe de ces deux machines est le même, et, sauf quelques modi-fications, le travail et les résultats sont identiques; c’est pourquoi nousnous contenterons d’en exposer le principe, qui peut s’appliquer aussibien aux métiers rectilignes qu’aux métiers circulaires.
On place le tricot sur le métier en montant, sur les mêmes aiguilles, lesdeux parties du tissu qu’on veut coudre; on forme ensuite plusieurs ran-gées de mailles comme lorsqu’on fait du tricot ordinaire, et les fils, misainsi en mouvement par le jeu du métier, pénètrent les deux bouts del’étoffe et en opèrent la jonction. On obtient alors une couture simple qu’onpeut rendre infiniment plus solide et plus régulière en faisant passer lesmailles les unes dans les autres dans toute la longueur de la couture et entournillant.
Les derniers brevets qui ont été obtenus pour l’industrie perfectionnéedes métiers circulaires appartiennent à MM :
Fraissinet (13 mai 1850). Fabrication d’un tissu à maille courante etrecouvrante sur métier circulaire.
La maille est double et forme d’un côté le tissu et de l’autre une espècede peluche convenable pour les articles d’hiver.
Gillet (2 août 1850). Système de rouloir mécanique , applicable aux métierscirculaires (1).
Keely et Wilkinson (16 août 1850). Procédés pour fabriquer sur des mé-tiers circulaires continus des tricots à deux lisières applicables à diversesfabrications.
Mauduit et Charonnat (15 octobre 1850). Métier à plateau universel pourla fabrication des bas et chaussettes, proportionnées dans la jambe et sousle pied, sans couture, en soie, bourre de soie, laine, coton et autres matièressusceptibles de se fabriquer sur des métiers.
Ainsi que l’indique le titre, ce brevet consiste en un plateau circulairemobile, composé d’un certain nombre de segments en cuivre, dans l’inté-rieur desquels les auteurs placent des plombs qui concourent au centre ;on enlève ces plombs à mesure que l’on veut diminuer le cercle. Celui-cimarche par une vis sans fin, et le système repose sur une table fixe qui estmontée sur trois pieds en fonte.
Malgré tous les perfectionnements qui ont été, soit décrits avec détails,soit simplement esquissés dans les pages précédentes, on travaille constam-
(1) Nous avons donné, page 412, quelques notions sur le système breveté en 1846. Le brevet deJ850 n’est que le perfectionnement de la même idée.